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Face à la canicule, comment les écoles s’adaptent-elles au coup de chaud ?

Depuis la publication du rapport du Sénat en 2023, cette impréparation des bâtiments scolaires a été souligné à maintes reprises.

Depuis plus d’une semaine maintenant, les Yvelines sont durement touchées par la canicule. Le département est en vigilance rouge «canicule» et nombreux sont ceux à souffrir beaucoup de cette vague de chaleur globalement inédite pour cette période. L’un des domaines qui en souffre le plus est l’éducation, avec différents cas de figures dans les écoles du 78 et plus exactement des deux Rives.

Dans les écoles de Triel, Andrésy, Verneuil, Hardricourt ou Mézy sur Seine, les solutions apportées sont différentes pour lutter contre les fortes chaleurs. Et de manière générale, elles relèvent de l’improvisation et de leur propre règlement.

Fermer les écoles ? Peu de mairies ont fait ce choix

En France, ce sont près de 3500 écoles qui ont totalement fermé leurs portes face à la chaleur. A Triel, dans les nombreuses écoles de la ville, les cours sont assurés, même s’il est demandé aux parents qui le peuvent de garder leurs enfants à la maison. Les écoles et les classes sont équipées de ventilateurs en grand nombre, et certaines structures scolaires comme Camille Claudel et Jean de la Fontaine bénéficient aussi de climatiseurs fixes. A noter que les structures ont décidé de ne pas faire payer les repas de la semaine.

A Andrésy, les mêmes recommandations sont faites aux parents d’élèves, alors que le cross du collège, prévu le 24 juin, a été annulé. De façon générale, les villes respectent les annonces de la préfecture des Yvelines, qui préconisaient le 20 juin de laisser les écoles ouvertes, tout en recommandant aux parents de garder leurs enfants à la maison s’ils le peuvent.

Garder les enfants à la maison, un casse-tête pour les parents

Les enfants ne peuvent pas tous rester à la maison, leurs parents travaillant souvent et n’étant pas tous en télétravail en cette semaine caniculaire. Dans les villes de Mézy-sur-Seine et Hardricourt, les parents sont obligés de mettre leurs enfants à l’école, alors même que les cours sont au ralenti, que les effectifs sont très disparates, et que les enfants souffrent de la chaleur. Les salles de classe des écoles primaires de ces villes sont, comme beaucoup en France, inadaptées à de telles chaleurs. Les températures grimpent rapidement à 35° à l’intérieur. Mézy-sur-Seine s’est aussi adapté en autorisant la sortie des enfants à partir de 11h45 s’ils ne mangent pas à la cantine. Ceux qui y déjeunent peuvent partir à 13h35. A noté également que les collèges et lycées sont aussi impactés, notamment avec le report de certaines épreuves orales et écrites du brevet et du baccalauréat. Certaines épreuves ont été maintenues, ce qui pose la question de leur bon déroulement et de la sécurité et la santé des étudiants.

Des villes et des écoles qui improvisent souvent

Dans ces différentes villes, on a beaucoup improvisé, tout en suivant les consignes de la préfecture. Celles-ci s’adaptent à une situation qui est déjà plus grave que prévue, et qui n’est pas traitée suffisamment sérieusement par l’état. Ventiler, climatiser, garder les enfants à la maison… ça ressemble à un aveu de faiblesse. Ces solutions ne permettent pas d’endiguer le problème principal : la conception des bâtiments. Ces derniers sont souvent mal isolés, conçus pour les préoccupations d’époques antérieures.

Alors que la France a déjà connu deux épisodes caniculaires depuis le mois de mai, inédits de par leur ampleur, les températures mesurées et par leur précocité, le problème avait déjà été évoqué. Dans un rapport commandé par le Sénat en 2023 à propos de l’état du bâti scolaire recommandait déjà de faire de la rénovation thermique des bâtiments scolaires une priorité. A ce jour, les mêmes problèmes persistent et sont de plus en plus dénoncés. Le gouvernement avance sur des solutions mais le réchauffement climatique et son ampleur semblent le dépasser.