Chargement en cours

J2Retro : OK-corral en Bords de Seine

Les archives du J2R parlent : le mois de novembre 2013 resterait dans les mémoires des Andrésiens comme le moment de rupture politique entre M. Ribault, le maire de l’époque, et Mme Muneret, 1e adjointe.

Publié sur le site Internet du J2R (1e version) 03/11/2013 –
Le Conseil municipal d’Andrésy du 13 novembre 2013 restera dans les annales de la ville. Le public nombreux (50 personnes) a assisté à deux heures de règlements de compte entre le maire d’Andrésy, Hugues Ribault et son adjointe à l’urbanisme, candidate UMP, Virginie Muneret.

Par arrêté municipal en date du 31 octobre 2013, M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy, a procédé au retrait des délégations de quatre adjoints au maire. Les adversaires de la droite réagissent en soulignant le caractère affligeant de ce combat d’égos. (voir ci-dessous) Le conseil municipal du jeudi 7 novembre, qui devait entériner cet arrêté, avait été annulé et reporté pour des raisons de procédure…. pour finalement donner lieu à une passe d’armes entre les pro Ribault et les pro Muneret ce 13 novembre. 
Pour le maire-sortant, Hugues Ribault, le message est simple : la confiance n’est plus de mise. A compter du 1er novembre 2013, les quatre adjoints au maire dont les noms suivent (1) cessent donc d’exercer les délégations qui leur avaient été confiées par l’arrêté municipal du 3 avril 2008. Selon le maire, « cette décision, prise dans l’intérêt de la bonne marche de l’administration communale jusqu’à la fin du mandat en cours, découle de la perte de confiance de M. Hugues Ribault, maire d’Andrésy envers ces quatre personnes ». Il est cependant curieux de ne pas y voir le nom de Robert Broussard, adjoint au maire chargé de la sécurité.
Est-il intouchable ?

Risque politique pour la droite
Ce mercredi 13 novembre, lors du Conseil Municipal d’Andrésy, les deux candidats de la droite (membres de la majorité municipale actuelle) ont démontré à leurs administrés que leur intérêt personnel les préoccupait bien plus que l’intérêt des Andrésiennes et des Andrésiens : le pouvoir enivre et cela justifie tous les moyens. Les invectives, ainsi que les propos indignes et haineux échangés pendant près de deux heures, n’avaient rien à voir avec l’intérêt général et la bonne gestion de la commune.
Que ce soit le maire, en surenchérissant sur les attaques de ses adjoints qu’il évinçait, ou la subite découverte par ces futurs ex-adjoints nouvellement écartés de la manière peu démocratique avec laquelle Hugues Ribault administre sa commune, tout cela n’a fait que confirmer la fin d’un processus de divorce au sein de la droite andrésienne. Comment, dans ces conditions, entrevoir une quelconque négociation entre les deux tours ? Mme Muneret a, le soir du 13 novembre, pris un grand risque politique pour la droite andrésienne.

La « farce politique » se poursuit
Quant au candidat EE-LV, Lionel Wastl, il se frotte les mains. Après des mois d’invectives par presse interposée, il observe avec délice « la farce politique » : « Les deux candidats de la droite ont décidé de régler leurs comptes en plein conseil municipal. Ces règlements de compte politiques en disent long sur la légitimité du maire-candidat : d’autant plus qu’outre sa première-adjointe c’est également son ancien directeur de cabinet ainsi qu’un tiers de sa majorité qui s’opposent à lui. Preuve éclatante du bilan négatif de sa double mandature ! »
Pour M. Wastl, les querelles d’ego de la droite nuisent aux Andrésiens : la ville n’est plus gérée, les services sont bloqués et le bureau du maire est devenu un bunker.

***Encart 2
La justice donne raison à Hugues RIBAULT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté, par son ordonnance du 27 novembre 2013, les requêtes que quatre anciens adjoints avaient introduites en référé contre le retrait de leurs délégations. En effet, le tribunal a considéré que, le maire ayant repris directement ou transféré lesdites délégations à d’autres élus et la suppression des indemnités de fonction des quatre personnes précitées ne rendant pas leur situation personnelle périlleuse, il n’est donc pas établi de caractère d’urgence pour la gestion de la commune et les requérants ne sont pas fondés à demander la suspension des arrêtés du Maire concernant leurs délégations.
D’autre part, indique le communiqué du maire en date du 2 décembre, cette décision est conforme à l’avis du Conseil d’Etat du 14 novembre 2012 donnant la possiblité au maire à inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal des délibérations portant sur le maintien, ou non, dans leurs fonctions d’adjoints au maire. Ainsi, le maire Hugues Ribault attend que  cette décision de justice mette fin aux polémiques stériles dans l’intérêt de tous les Andrésiens.

Notes (1)
Mme Annick Delouze-Wolff, 1er adjoint au maire (questions relatives aux Solidarités et Ressources humaines), Mme Virginie Muneret, 3ème adjoint au maire (questions relatives au Développement durable et à l’Urbanisme), Mme Marie-Françoise PERROTO, 5ème adjoint au maire (questions relatives à l’Enfance, l’Adolescence et la Vie scolaire), M. Robert Bellemin, 6ème adjoint au maire (questions relatives aux Transports, Circulation et Sécurité routière).
(1) PV, CM 30/06/11, pp. 8-10