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Pour une relance démocratique à l’échelle locale

Depuis 2023, le numéro 151 du J2R fut le dernier numéro en version papier. Le Sphinx renaît de ses cendres.

Depuis trois ans, le Journal des 2 Rives n’a pas sorti sa version papier en raison de la Covid et de la double crise démocratique et journalistique que nous continuons à vivre. Mais, la démocratie, pour exister, a besoin d’un journalisme local pour pouvoir servir de lieu de résonance et de référence entre les positions/oppositions entre les différents acteurs locaux.

Pendant que la crise démocratique faisait rage dans notre pays et dans tous les autres pays dits occidentaux, le Journal des 2 Rives faisait écho en soulignant que la démocratie était quasi-morte : « Même avant la Covid, la démocratie faisait l’objet des attaques par des leaders populistes et illibéraux, c’est-à-dire celles et ceux qui veulent mettre en oeuvre une politique autoritaire et antinomique aux droits « classiques » telle la libre expression et le droit de la presse.… » (J2R, n°151, 2023, page 3) D’une désillusion du rêve européen et du marché unique (avec son corollaire d’une compétitivité néfaste et non efficace pour le bon fonctionnement démocratique de nos sociétés en Europe), des comportements d’opacité et d’irresponsabilité dans la prise de décisions entre les niveaux locaux, nationaux et européen prédominent les actions de nos décideurs politiques et agents économiques.

En outre, le modèle de financement de la presse a éclaté, ce qui a provoqué la paupérisation des journalistes. Des recettes de la publicité locale, une sorte de rente de situation pour les QPR, ont fait l’objet d’un hold-up techno par les GAFA. Donc cette double crise a anéanti les peu de journalistes qui voulaient bien faire, sans trop d’illusion. Depuis trois ans, tout et n’importe qui peut publier sur les réseaux sociaux… parfois à l’excès et sans aucune boussole éthique. Des nouvelles pratiques sur les chaînes Youtube, des podcasts ou des éditoriaux sur des pages Facebook sont devenues récurrentes dans ce que l’on pourrait être qualifiés « des influenceurs » de l’action et de la pensée. Mais cela reste insuffisant.

Le J2R s’est fixé comme mission d’être un observateur de la démocratie locale dans un contexte de décentralisation. Être le contre-pouvoir des élus omniprésents et omnipotents a été une de nos tâches. Après 15 000 articles sur le support papier et sur Internet, trois vecteurs d’information dont les réseaux sociaux, le Journal des Deux Rives est devenu une sorte d’institution, malgré lui. Cela dit, cela nous conforte dans la démarche engagée pour la liberté d’expression et la démocratie locale. Quel chemin parcouru : des nuits longues pour boucler un numéro, des repas philosophiques pour fixer la ligne éditoriale et surtout évaluer le degré d’engagement sur tel ou tel dossier d’aménagement sur une décision politique sur les communes couvertes par la rédaction.

L’idéal de donner une information « objective » et vérifiable était un des nos moteurs du départ en 2001 et la refondation de 2008 (version couleur et Internet) et la relance de 2026. Certes, nous avons pris parti dans le débat public et dans les dossiers chauds du moment : bétonnage des coteaux de l’Hautil, projet du Port industriel à Carrières-sous-Poissy, infrastructures routières et commerciales (Centres commerciaux) inadaptées, et la préservation de l’agriculture et la nature en générale.

Le J2R est une publication à vocation citoyenne. Son objectif est double : traiter des questions locales touchant le territoire des communes du Val de Seine au nord des Yvelines et au-delà, ouvrir le débat sur les questions nationales et internationales.
Farouchement attachés à la liberté d’expression et à la participation démocratique, nous souhaitons que notre journal soit un lieu de discussions vivant, sans sectarisme, dogmatisme ni esprit de polémique stérile. Le J2R est ouvert à l’expression de toutes les opinions, dans le respect de quelques grands principes : démocratie, laïcité, égalité, nondiscrimination, absence d’atteinte à la dignité humaine.

Pour relancer la démocratie locale, sur notre secteur, il est indispensable de faire renaître l’esprit du Sphinx journalistique qui a perduré pendant vingt ans. Venez nous rejoindre (contact au [email protected])