A Chanteloup-les-Vignes, après un été difficile, une rentrée pleine d’inquiétudes
Claude Ney, conseiller communautaire et conseiller municipal de Chanteloup-les-Vignes a envoyé une tribune pour publication.
En période de crise économique, avec un coût de la vie qui ne cesse d’augmenter (inflation, prix des carburants pour se rendre au travail, prix du gaz et de l’électricité, des médicaments, des tarifs de la vie quotidienne…), nombreux sont nos concitoyens confrontés à des difficultés à boucler leurs fins de mois. Les Chantelouvais, locataires ou propriétaires, n’échappent pas à ces difficultés et, pour nombre d’entre eux, les problèmes sont permanents.
Notre ville n’est pas épargnée par les hausses de cette rentrée. Ces jours-ci, les impôts locaux, notamment la taxe sur le foncier bâti, réservent leur lot de surprises désagréables. Beaucoup de propriétaires s’inquiètent d’une pression fiscale jugée confiscatoire. Certains envisagent même de quitter notre commune, d’autres ont d’ailleurs déjà franchi le pas.
Les Chantelouvais se demandent pourquoi cette taxe de 37,68%, payée par tous les propriétaires, est l’une des plus élevées du secteur alors qu’ils ont le sentiment que leur qualité de vie se dégrade, que le village est abandonné, que nombre de services sont absents (plus de médecin, départ en retraite du dernier dentiste, plus de service bancaire, pas de transport pour les quartiers excentrés, pas d’espaces de détente ou de loisir, pas de bancs publics, une circulation toujours dense de poids lourds…).
Les travaux de l’église se font toujours attendre, tout comme la Maison médicale et l’arrivée de nouveaux professionnels de la santé, pourtant promis lors des élections. Dans le même temps, ils observent que la section « fonctionnement » du budget de la commune affiche un solde positif de près de 6 millions d’€ cumulés sur les derniers exercices (soit, à peu près, le produit de la taxe sur le foncier bâti d’une année). Un signe de bonne gestion, diront certains.
Beaucoup de ceux qui ont subi la forte hausse des impôts locaux au cours du dernier mandat s’interrogent sur l’intérêt de cumuler des excédents chaque année. Une petite partie (1,5 million) a certes été affectée, cette année, à la section « investissement », sans que cela ne se traduise par des projets visibles pour eux. Ces excédents cumulés ne seraient-ils pas un moyen de combler les surcoûts de la Cité éducative, qui concerne 500 élèves sur près de 3000 et pour laquelle les financements extérieurs sont figés ? Ne serait-ce pas un moyen d’anticiper des frais de fonctionnement exponentiels de ce projet à partir de 2028 ?
Il est légitime de se demander si une réduction symbolique du taux du foncier bâti ne pourrait pas aider les Chantelouvais à mieux faire face au coût de la vie. Pour terminer, pensons à ceux qui ont souffert pendant les canicules de l’été et exprimons notre gratitude pour l’engagement de tous ceux qui ont été là pour les aider. Une belle preuve de solidarité et de fraternité.
En ces jours de rentrée scolaire, nous souhaitons à tous, notamment aux élèves, aux enseignants et au personnel, beaucoup de satisfactions. Nous resterons attentifs à vos préoccupations.
Contact : Claude Ney 06 74 67 88 45 – [email protected] – 27/08/2026


