Chargement en cours

Edito : Pourquoi ?

Pourquoi ? est une question que l’on doit se poser dans des moments cruciaux comme cela est le cas en 2026.

En 1990, une pub posait une question légère, pleine d’insouciance : « Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? » Le père, plongé dans la lecture de son quotidien, ne répond pas… jusqu’au moment où le gamin change la question en « Papa, comment on fait les bébés ? ».

En 2026, « Pourquoi ? » est probablement la question la plus démocratique qui soit. La sidération collective devant cet été de tous les records nous fait comprendre que l’on entre dans un nouveau monde, auquel il faut apporter des réponses multifactorielles.

Veut-on prioriser le pouvoir d’achat ou l’écologie ? La production locale agricole est-elle possible ? L’inflation de ce début de rentrée va nous toucher dans nos porte-monnaie et nos assiettes. Nous ne trouverons pas de solutions à nos problèmes sans réfléchir ensemble.
Des pistes ont été proposées par les conventions citoyennes passées :  « Nous devons prioriser nos choix dans un premier temps ». Le monde politique ne peut plus recommencer à discuter des mêmes sujets comme si le pays n’avait pas changé. Les dirigeants ne peuvent plus ignorer ces conventions citoyennes qui se multiplient dans l’Hexagone.

À quoi sert de demander aux citoyens ce qu’ils pensent si personne n’écoute leur réponse ? À nourrir le découragement, la colère et la défiance qui montent. Aujourd’hui, les conventions citoyennes doivent être reconnues à leur juste valeur : leur travail est encadré, les participants sont représentatifs de la population française et, comme ils ne sont pas rémunérés et n’ont droit à aucune visibilité médiatique, ils s’investissent, ils travaillent ! Ils apportent autre chose au débat politique : du temps, de la réflexion, de l’expérience et une absence d’enjeu électoral.
Une fois ces propositions écrites, la démocratie continue, en coopération avec les élus pour appliquer les propositions, ou non, mais les refus doivent toujours être argumentés pour être compris. Mesdames, Messieurs les élus, êtes-vous prêts à jouer le jeu ?
Et si ça commençait à Poissy ?

Voici une piste pour sortir du marasme national : commencer par des actions locales. Les Yvelines, la ville de Poissy est-elle prête à lancer une convention citoyenne sur l’aménagement de son territoire ? Une partie de son budget ? Une réflexion sur l’impact de cet été dans notre ville ? Pourquoi pas ? Alors ?
On y va ?


Une contribution d’Eric Bégé