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J2Retro : Claude Loiseau, un militant que nous n’oublierons pas !

Claude Loiseau était un des premiers militants pour l’écologie. (J2R)

Les membres du comité de rédaction du Journal des Deux Rives étaient en deuil en juin 2019 car Claude Loiseau est
décédé le 18 juin. Les obsèques ont eu lieu le 25 juin 2019 au cimetière communal de Chanteloup-les-Vignes. Voici l’article rendant hommage à Claude.

Un précurseur, c’est le mot qui me vient quand je pense à Claude Loiseau, mort le 18 juin. «Loiseau est mort, vive Loiseau !» a été le premier hommage de la part d’une personne qui avait également bataillé pour des causes comme la biodiversité, le respect de la terre agricole et de la justice foncière et immobilière…

Pierre Cardo, ancien député-maire des Yvelines, s’est souvenu de son exigence et de son travail de terrain qui avait permis de défricher des sentiers nouveaux dans l’environnement. Claude était un bénévole avec une expertise formidable qui marqua son temps. Derrière son air placide, Claude était un homme de conviction et très déterminé devant des élus et des acteurs qui voulaient à tout prix bétonner la plaine de Chanteloup, Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine.

Pour lui, le combat écologique n’avait pas de frontière communale. Il avait co-fondé le CO.P.R.A. 184 qui s’oppose à la construction de l’autoroute en milieu urbain. Il avait prodigué ses conseils aux Andrésiens, aux Carriérois et à tous les habitants qui se battaient pour l’écologie. A Andrésy, il avait été déterminant pour gagner la consultation contre le bétonnage des coteaux de l’Hautil ; il avait participé à plusieurs débats pour la prise en compte de l’écologie dans l’urbanisme futur à Triel. Il avait plaidé pour un aménagement écologique de la plaine.
Bénévole, il avait été l’instrument sur le terrain de France Environnement à l’echélle de la Région Île-de-France pour devenir vice-président depuis quelques années.
Claude avait conceptualisé la fin du bétonnage à la papa avec «Construire, oui, mais pas n’importe où et pas n’importe comment !» Il avait sorti des cartons jaunes à certains élus de la Communauté d’agglomération 2 Rives de Seine. Pierre Cardo a ajouté que Loiseau «s’était parfois méfié du politique… à tort !».
Il avait contribué au Journal des Deux Rives avec des articles et des tribunes pertinentes. Enfin, sur le plan personnel, Claude aimait une bonne table et surtout le vin rouge. Le J2R perd avec lui un de ses premiers soutiens, mais ses idées et son combat resteront pour la postérité. Vive la biodiversité avec Loiseau ! A chaque fois que je verrai des coquelicots
entre Triel et Chanteloup-les-Vignes, je sentirai son âme rôder entre la Seine et
l’Hautil, sa terre d’adoption.

Rodrigo Acosta
Publié sur la page 12 de la version papier du J2R, numéro 144, sept-octobre 2019