Cédric Aoun obtient le report de son jugement pour harcèlement, pour la seconde fois
La façade du Tribunal de Grande Instance de Versailles.
Le maire de Triel-sur-Seine était attendu au Tribunal correctionnel de Versailles, vendredi 6 février 2026, pour être jugé dans une affaire de harcèlement. Déjà reportée quelques mois auparavant, l’audience a été renvoyée à nouveau, à la demande de Cédric Aoun, au 4 septembre 2026.
C’est une affaire pour laquelle Cédric Aoun risque jusqu’à 5 ans d’emprisonnement, 75 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité. Poursuivi pour harcèlement sur ex-conjoint après des mois d’investigation judiciaire, deux gardes à vue et une confrontation avec la plaignante, le maire de Triel-sur-Seine ne s’est pas présenté, vendredi 6 février 2026, au Tribunal correctionnel de Versailles.
Son avocat a demandé le report de l’audience en estimant que le maire, candidat à sa réélection, « ne peut pas être jugé pendant une campagne électorale », arguant d’un « manque de temps nécessaire à la préparation de sa défense » alors qu’à 5 semaines du premier tour, « l’opposition » mène une campagne « en live » sur les réseaux sociaux. L’avocat a aussi cherché à rapprocher l’affaire d’un autre procès à venir (en juin 2026) pour cyber-harcèlement, avec Cédric Aoun dans le rôle du plaignant et l’ex-conjoint de la partie civile sur le banc des accusés. Sans succès sur ce point.
Des problèmes gastriques en septembre 2025
L’avocate de la partie civile a rappelé que l’audience avait déjà été reportée une première fois, avec son accord, le 5 septembre 2025. Cédric Aoun avait alors présenté un arrêt de travail de 10 jours. « Or, il se trouve qu’ll était dès le lendemain, samedi 6 septembre 2025, au forum des associations dans la journée et au restaurant le soir, en pleine forme selon les éléments que nous vous avons transmis », a expliqué l’avocate en ajoutant : « Il y a un problème de loyauté qui s’apparente à une tentative dilatoire (…). Je demande le rejet de la demande. » Sa cliente, visiblement épuisée par ce nouveau rebondissement, a soufflé : « Je veux juste qu’on en finisse. »
« Il revenait d’un voyage en Turquie avec des problèmes gastriques qui ne l’ont pas empêchés de sortir une heure pour passer au forum des associations », a répondu le conseiller du maire de Triel-sur-Seine. Le parquet ne s’est pas opposé au report, suivant l’argument « d’une campagne déjà commencée ».
Si la présidente de la chambre correctionnelle a refusé le motif de « trêve républicaine », elle a tout de même renvoyé l’affaire au 4 septembre 2026 à cause de « la surcharge de l’audience » en précisant qu’il s’agissait, cette fois, du dernier renvoi. Une audience de 5 heures est programmée pour « juger cette affaire sereinement ».
La rédaction du J2R



