Poissy, la culture et l’engagement associatif continuent de créer du lien et de transmettre.
Le public était nombreux à la conférence d’Agnès Lhermitte et Miriam Meier, le 30 septembre 2026, sur le parcours politique et littéraire d’André Malraux. (Capture écran du compte FB de l’Unipop de Poissy)
La ville de Poissy et l’Université populaire de Poissy nous ont proposé, mercredi 30 septembre, au théâtre Blanche de Castille, une conférence sur les 50 ans de la disparition d’André Malraux.
Quel rapport avec André Malraux et Poissy, me direz-vous ? Ami de Le Corbusier et défenseur de son architecture, André Malraux s’implique personnellement pour protéger « Les Heures claires ». En 1962, l’État rachète la villa, mais le lycée « Le Corbusier » réduit la propriété d’une part importante de son terrain, qui passe de 7 à 1 hectare. Le 12 décembre 1965, quatre mois après la mort de Le Corbusier, la villa est classée Monument historique.
Pendant une heure quarante-cinq, le duo Agnès Lhermite et Miriam Meier vont nous conter avec brio la vie d’André Malraux, qui aura su mettre sa vie en scène. Personnage controversé, il n’aurait sans doute pas la même aura s’il avait vécu de nos jours. Il faut quand même lui reconnaître son engagement pour une culture gratuite et accessible à tous. Il sera à l’initiative des maisons des jeunes, des maisons de la culture et de la rénovation des bâtiments de Paris.
L’esprit de Malraux, avec sa volonté de diffuser la culture pour tous, ne se retrouve-t-il pas incarné aujourd’hui dans les Universités populaires ? J’ai souvent parlé de l’importance de l’engagement associatif : il permet à chacun de trouver une voie, de partager ses compétences et surtout de se sentir utile aux autres.
Jeudi 1er octobre
Dans sa salle Robespierre, l’Université populaire accueille le docteur Philippe Dompeyre, médecin et conseiller municipal délégué au rayonnement culturel de Poissy, très impliqué dans le dépistage et la collecte de fonds pour lutter contre le cancer du sein et pour Octobre rose.
Une conférence passionnante et une interaction avec un public averti ont rendu ce moment très enrichissant. Le docteur Dompeyre nous a rappelé l’importance d’un dépistage précoce, qui augmente fortement les chances de guérison.
Après avoir développé et expliqué, dans un langage clair et accessible, les différentes formes de cancers, il a rappelé l’importance de la prévention à travers une hygiène de vie la plus saine possible, en limitant l’alcool, le tabac et le surpoids, et en pratiquant une activité physique.
Bien entendu, l’argent est le nerf de la guerre face à la maladie. Les dons représentent un tiers du financement de la recherche médicale, l’État finançant les deux tiers restants. Il a ainsi expliqué que les chercheurs qui découvrent une nouvelle piste d’action pour envisager un traitement doivent déposer un dossier, qui sera soumis à un examen déterminant si leur découverte peut être financée par l’État. Le rôle des associations, comme celle du docteur Dompeyre, entre alors en action pour aider à la mise en place d’un financement pour des dossiers qui n’auraient pas été retenus, mais dont le projet de recherche est particulièrement intéressant d’un point de vue thérapeutique, en association avec le département de recherche de l’Institut Curie.
En quelques chiffres, son association « Aidons la recherche » a remis un chèque de 150 000 € à l’Institut Curie pour contribuer à faire progresser la recherche. Dans cette association, 1 € versé par le donateur est intégralement reversé à la recherche de l’Institut Curie.
Dans les jours qui viennent, des ventes de roses vous seront proposées au bénéfice d’Octobre rose. Alors, soyons tous généreux !
Deux conférences, deux univers différents, en apparence ? Peut-être… Mais la culture et l’engagement associatif ont un point commun : ils continuent de créer du lien et de transmettre. Et cela se passe à Poissy.
Aidonslarecherche.fr et unipop-poissy.fr
une contribution d’Eric Bégé


