Le mur de la honte à Triel
Le premier édile de Triel-sur-Seine a stoppé le chantier de la rue du Général Galliéni, près de la gare car le chantier ne respecte pas l’esthétique urbaine. (Visuel : capture d’écran de la publication Facebook de M. Cédric Aoun, maire de Triel-sur-Seine, DR)
M. Cédric Aoun, maire de Triel-sur-Seine n’était pas content de voir se construire une petite « muraille de Chine » aux bords de la voie ferrée. le 22 avril 2026 : « On se demande parfois où est passé le bon sens… Malgré les réunions de préparation en amont et les engagements pris par les professionnels, il est malheureusement indispensable d’être derrière les chantiers en permanence. » Rien qu’en ce moment, nous devons intervenir sur deux chantiers différents pour deux infractions distinctes et inacceptables« . En cause : le non-respect des règles d’urbanisme en secteur Architectes Bâtiments de France (ABF)… Pour mémoire, le projet initial prévoyait, en 2018, la construction de 84 logements répartis en trois bâtiments. Le projet en cours a été revu à la baisse et comprend désormais 𝟱𝟵 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗲𝗻 𝗥+𝟭 𝗲𝘁 𝗥+𝟭+𝗖, 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝘀 𝗱𝗲 𝟴𝟲 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘀𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁.
Certes les premières photos de la muraille ne faisaient pas l’unanimité sur les réseaux sociaux : « Le mur de la honte … Et bientôt il va être tagué…il sera encore plus horrible…. Il faut le faire végétaliser en urgence avant qu’il soit pourri par les vandales, » a écrit l’internaute Bertrand PE; Marie-Paule Moreau a abondé dans la critique : « En effet ce mur fait un peu prison… est ce un mur anti bruit ? Je passe assez souvent par la gare de Triel et j’ai pensé aux désagréments des futurs habitants de ces maisons avec la vue (pas terrible) et le bruit des trains. Si ce mur ne figurait pas dans le permis de construire, peut-on exiger sa démolition ? » M. Aoun a arrêté le chantier du mur deux jours après une première constatation faite par la PM. Par voie d’huissier, il l’a fait savoir aux décideurs du chantier (le promoteur Nacarat, sise à Paris 9e). Selon la version du maire, « le mur ne correspond pas à ce qui est dans le permis de construire. » Pour preuve, la PM a sorti un courriel des ABF corroborant les propos du maire.
Cependant, la chose n’est pas si simple que cela car les professionnels de la construction suivent au pied de la lettre le PC obtenu et signé par les autorités compétentes dont la Communauté urbaine et la municipalité trielloise. Selon nos sources, le maire a fait une visite inopinée le 21 avril 2026 et il a fait savoir que cette muraille ne peut pas être érigée ainsi. Trop haute, trop carcérale. Pas du tout esthétique. Mais, ses interlocuteurs l’ont répondu que le PC est suivi scrupuleusement en particulier les normes anti-bruit et le hauteur de ce mur (presque 9 mètres de hauteur). En outre, l’argument des ABF ne tenait pas la route, selon les interlocuteurs sur place. Pour preuve, ils ont sorti les cartes et les dessins d’architectes (approuvés par les mêmes ABF). La PM s’est déplacée le 23 avril 2026 et a demandé et obtenu un échange avec les responsables de Nacarat. Pendant deux jours, c’était la crise ! Quoi faire car une partie du personnel sur place était en chômage technique et les plaques de béton s’accumulaient.
Finalement, tous les acteurs de ce dossier ont trouvé un terrain d’entente en divisant par deux la hauteur du mur. Alors cela devient beaucoup plus esthétique et acceptable par les habitants de Triel-sur-Seine et par son premier édile.




