Andrésy : l’ancien maire accuse un élu de la majorité de conflit d’intérêt
Après les élections de mars 2026, Lionel Wastl est sur tous les fronts pour vérifier que la loi est respectée.
Depuis le début avril 2026, l’ancien maire d’Andrésy, Lionel Wastl, a rapidement endossé le rôle de premier opposant à l’actuelle majorité du maire Jean-Pierre Dos Santos. Parmi les points de friction entre le maire actuel et l’opposant numéro 1, une affaire de « risque de conflit d’intérêt » prend une dimension politique assez affirmée.
L’augmentation d’indemnités d’élus (+24 %), le transfert du Conseil municipal à la salle Julien-Green (et l’arrêt de sa retransmission en direct) sont des lignes rouges pour l’ancien maire font la joie de l’opposant numéro 1 du maire actuel. En outre, l’arrêt d’une politique écologiste se traduit par « un bond en arrière de vingt ans » nous explique l’opposant Wastl. Mais, il y a pire, selon l’ancien maire.
En décembre 2024, la société CDC Habitat social avait déposé auprès des services techniques une demande de permis de construire portant sur la construction de 25 logements collectifs en un bâtiment de 2 cages d’escalier (14 logements sociaux et 11 logements intermédiaires). Le projet a pour accès principal rue des Courcieux et est assis sur une emprise foncière de 2779 m2. Ce projet se traduirait par la création de 25 places de parking. Le PC a été suivi et validé par les services urbanisme de Grand Paris Seine & Oise et puis signé, le 20 août 2026, par Lionel Wastl en 2025. Un des riverains, M. Antoine L. a contesté le PC, d’abord, un recours graciaux et, ensuite, avec un recours auprès du Tribunal administratif de Versailles. La procédure juridique suit son cours en sachant que ce projet « nuirait à la perspective de certains riverains et que l’accès à la voirie semble être insuffisant…«
Entre-temps, la nouvelle équipe municipale a emporté la commune et le nouveau maire a choisi parmi ses adjoints M. Antoine Leroy (Voir photo ci-dessous) figure comme délégué à l’urbanisme. Ainsi, Lionel Wastl a soulevé un problème de taille : risque de conflit d’intérêt car le maire délégué est le même qui conteste le PC ci-dessus. M. Wastl a souligné qu’ « un élu ne doit pas…utiliser sa fonction pour influencer une décision liée à son intérêt personnel [et]… participer à une délibération concernant un dossier où il est directement concerné ! » Dans un déroulé normal de la procédure juridique, le dénommé Antoine pourrait « participer au conseil municipal sur ce projet, influencer le maire ou les services [de la commune], [et] utiliser des informations internes pour son recours
Dans ces cas, cela peut être qualifié de prise illégale d’intérêts (infraction pénale).« (1)

Contacté par la rédaction du J2R, M. Dos Santos, maire d’Andrésy, a minimisé l’affaire : « M. le délégué ne participera pas aux décisions sur ce contentieux. Au conseil municipal, il sortira de la salle lors d’un vote éventuel à prendre. » D’ailleurs, ce n’est pas parce que l’on devient élu que le droit à, éventuellement, contester telle ou telle décision du maire, n’exerce pas. Pour le maire actuel, M. Wastl voit et crée la polémique là où il n’y a pas.
Le maire Dos Santos, interpellé en conseil municipal, a laissé entendre qu’il reviendrait « peut-être » sur ce permis délivré. Pour Lionel Wastl, « (le maire] n’a absolument pas le droit car le PC est supposé légal, à moins que le Tribunal administratif de Versailles trouve un vice de forme… [par conséquent] le maire ne peut rien faire avant la décision de justice… » Affaire à suivre.
Note :
- Conflit d’intérêts potentiel : le cadre est défini notamment par le Code général des collectivités territoriales, le Code pénal article 432-12.


