La ville de Carrières nous envoie un « Droit de réponse »
Suite au dernier article sur le premier magistrat de la ville en date du 26 novembre 2025, le J2R a reçu un droit de réponse que nous publions dans nos colonnes. Cette réponse est arrivée presque douze heures après la demande de réaction du journal avant publication de l’article le 26 novembre. L’affaire a été « radiée » du TA de Versailles… et donc le maire n’a pas été rappelé à l’ordre par le TA de Versailles comme indiqué dans le titre du J2R.
DROIT DE REPONSE
Suite à la publication le 26 novembre 2025 dans le Journal des Deux Rives d’un article intitulé « Eddie Aït récidive : le TA de Versailles le rappelle à l’ordre », la Ville de Carrières-sous-Poissy souhaite s’élever fermement contre les allégations portant sur de supposées manœuvres d’entrave à l’organisation d’une réunion publique du candidat déclaré Farid Lounis aux prochaines élections municipales de mars 2026.
Rappel du cadre d’utilisation des salles municipales durant les périodes pré-électorale et électorale :
Ce cadre est fixé par la décision municipale n°DEC2025-83 du 28 juillet 2025. Cette décision, qui relève d’une simple faculté et non d’une obligation, a été prise dans un souci constant de transparence, d’égalité de traitement et d’équité entre l’ensemble des candidats. Elle vise à garantir que toutes les sensibilités puissent s’exprimer dans un cadre strictement conforme aux règles applicables en période préélectorale et électorale.
La salle a été accordée dès le 6 novembre : aucun refus n’a jamais été opposé. Contrairement à ce qui a été affirmé, la Ville de Carrières-sous-Poissy n’a jamais refusé la réunion publique de Farid Lounis. Dès le 6 novembre 2025, trois salles lui ont été attribuées selon les dates demandées, dont la salle B1/B2 du pôle Michel-Colucci pour le 26 novembre, de 19h00 à 22h00.
Les deux premières réunions, à l’espace municipal ROBERT le 11 novembre 2025 et à l’espace municipal MAZIERES le 19 novembre 2025, ont d’ailleurs pu se tenir sans difficulté.
Les interrogations de la Ville reposaient sur des faits précis, non sur des considérations politiques. Le 21 novembre, la Ville découvre un tract annonçant (cf photo) :
un début d’accueil à 18h45 au lieu de 19h00 ;
la retransmission d’un match de football se terminant après 23h00, au-delà de l’horaire autorisé ;

Il s’agit d’un programme qui ne correspond pas à l’objet exclusif fixé par la décision municipale n°DEC2025-83.
Les éléments figurant sur le tract constituaient une violation explicite du cadre applicable à tous les candidats.
La Ville avait donc l’obligation de demander des clarifications afin d’assurer l’égalité républicaine.
Dès que M. Lounis a confirmé le respect des règles, la salle a été immédiatement mise à disposition. Par deux mails successifs adressés le vendredi 21 novembre à 18h17 et 20h26, Farid Lounis s’engage à respecter le cadre réglementaire d’utilisation des salles municipales tout en persistant à nier la mention de la retransmission du match de football sur son tract
Prenant acte de cet engagement à respecter la teneur de la décision municipale, la Ville adresse dès lundi 24 novembre le contrat de la mise à disposition de la salle B1/B2 du pôle Michel-Colucci à Farid Lounis. Il a été signé immédiatement, le même jour, par les deux parties. Il n’y a donc eu aucune entrave, aucun retard volontaire, aucune interdiction.
Le requérant s’est désisté de lui-même devant le Tribunal administratif. Contrairement aux affirmations de l’article, il n’existe aucune décision du juge sanctionnant la commune, au contraire.
Le 24 novembre 2025, Farid Lounis a adressé au Tribunal administratif un courrier indiquant : « Je me désiste de ma requête en référé… relative à la décision de la Mairie de Carrières-sous-Poissy ».
Autrement dit, c’est le requérant lui-même qui a mis fin à la procédure, confirmant par son désistement que la salle était bien mise à sa disposition et que son recours n’avait plus d’objet. La Direction de la publication du Journal des Deux Rives aurait dû rappeler que l’enregistrement d’une requête en référé-liberté n’a jamais valeur de décision de justice. Seule une ordonnance rendue par le juge pourrait produire un tel effet, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
Le Tribunal administratif a pris acte de ce désistement et a radié l’affaire. Par un avis officiel daté du 25 novembre 2025, adressé à la mairie, le greffe du Tribunal administratif de Versailles indique : « L’affaire […] est radiée du rôle. »
Autrement dit, il n’existe aucune condamnation, aucun rappel à l’ordre, aucune censure du juge à l’encontre de la Ville. Le recours a été supprimé du rôle car le requérant s’est désisté après obtention du contrat.
Rétablir les faits pour les Carriéroises et Carriérois. La démocratie locale n’a jamais été menacée. Les Carriéroises et les Carriérois méritent une information exacte, saine de l’instrumentalisation de la Justice.
Pour rappel, l’article 4 des règles de publication du Journal-site « Le Journal des Deux Rives »
dispose que « tout article contenant des inexactitudes ou des imprécisions flagrantes pourra être
supprimé du site à tout moment ».
La Ville demande donc au directeur de la publication de ce journal de procéder à la parution de ce droit
de réponse et à la correction sinon à la suppression de l’article, dont le titre manifestement mensonger
est conçu pour orienter le lecteur et lui faire croire à une sanction supposée.
La Ville agit pour garantir la neutralité du service public, l’égalité de traitement entre tous les candidats
aux élections municipales de 2026, la bonne application des règles préélectorales.
Aucune manœuvre, aucune obstruction, aucun abus de pouvoir n’a été commis.
Laila OUAKKA
Adjointe au maire déléguée à la vie des quartiers, à la démocratie locale
et à la concertation citoyenne
