M. Aït se fait encore épingler par le TA de Versailles
Encore et encore, certains comportements des élus en place laissent désirer. M. le maire de Carrières-sous-Poissy en est un exemple.
Le 25 avril 2026, le Tribunal administratif de Versailles a décidé en référé d’obliger M. le maire de Carrières-sous-Poissy de transmettre des documents administratifs liés au budget primitif de la commune pour l’année 2026. Le groupe d’opposition, Carrières en commun a fait parvenir à la rédaction un communiqué déplorant le comportement anti-républicain de M. Eddie Aït. Le Journal des Deux Rives a demandé une réaction de l’édile. Cette réaction s’est fait attendre.
Dans un communiqué de presse du groupe d’opposition Carrières en commun a fait part d’une décision de justice majeure rendue ce jour, le 25 avril 2026, par le Tribunal administratif de Versailles.
Par une ordonnance de référé, le juge a condamné la municipalité de Carrières-sous-Poissy et son maire, Eddie Aït, à communiquer en urgence l’intégralité des documents budgétaires et comptables (grand livre, factures, marchés publics) dont l’accès était jusqu’alors refusé aux élus. Dans l’article 1 de la décision, le Tribunal administratif stipule que « Il est enjoint à la commune de Carrières-sous-Poissy de communiquer aux requérants l’ensemble les documents sollicités par voie électronique ou postale, ou à défaut, de permettre aux requérants leur consultation effective dans les locaux de la mairie, dans les meilleurs délais et au plus tard avant lundi 27 avril à 12 heures.«
Le Tribunal a notamment reconnu que :
- Les élus avaient sollicité ces pièces à trois reprises durant le mois d’avril sans succès.
- Ces documents sont indispensables pour garantir un vote éclairé lors du conseil municipal du 28 avril prochain.
- La rétention de ces informations entravait l’exercice du contrôle démocratique.
Pour les élus du groupe Carrières en commun, ces documents sont nécessaires pour débattre et adopter le budget primitif de la commune : « Sans ces pièces, le vote du budget prévu ce 28 avril aurait été une parodie de démocratie, sans aucune visibilité réelle sur l’argent des Carriérois. » Il ne s’agissait pas d’un « problème technique [car] la mairie avait déjà transmis ces documents par le passé. Ce silence de trois semaines était un choix délibéré de nous empêcher de contrôler l’action publique.«
Cette décision intervient dans un climat de tension où, pour la première fois à Carrières-sous-Poissy, un budget municipal doit être préparé sous la contrainte directe de la justice administrative.



