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Les 15 et 22 mars, les élections comptent double !

Les 15 et 22 mars prochains, les élections seront municipales ET également intercommunales. À deux mois jour pour jour des élections, Intercommunalités de France dévoile les résultats d’un sondage exclusif et inédit réalisé par l’Ifop démontrant le besoin d’information sur le sujet : moins d’un tiers (31 %) des Français seulement savent qu’ils éliront les élus de leur intercommunalité en même temps que le conseil municipal.

Selon l’analyse de l’association des intercommunalités, des élections intercommunales qui se joueront avant tout sur le bilan et le pragmatisme. Réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes, cette étude montre que loin d’être un exercice facile, le renouvellement des exécutifs intercommunaux prévu en mars se jouera beaucoup sur le bilan des sortants et leur capacité à proposer un pilotage pragmatique de leur collectivité.

A. Une aspiration à un exécutif intercommunal pragmatique et transpartisan

  1. Près d’un Français sur deux (45%) souhaite qu’après les élections, la politique de leur intercommunalité repose sur des compromis entre toutes les tendances politiques, plutôt qu’elle suive la ligne imposée par une ligne idéologique majoritaire (31%). Signe d’une culture politique locale tournée vers le consensus, cette volonté est plus marquée dans les petites intercommunalités comme les communautés de communes (47%).
  2. Le fait que le président de leur intercommunalité n’affiche pas d’étiquette politique est jugé beaucoup plus positivement (44%) que négativement (17%) par les Français, tandis qu’un quart d’entre eux n’y accorde pas d’importance. Ces chiffres confirment leur attente à l’égard d’un pilotage pragmatique de leur collectivité.
  3. Le choix des électeurs aux prochaines élections intercommunales sera d’ailleurs avant tout dicté par le programme et les projets des listes (69%) en présence : à peine un électeur sur trois (36%) prendra en compte l’étiquette politique dans son vote, signe
    que leur logique de vote sera avant tout ancrée dans le local et l’opérationnel.

B. Loin d’être un exercice facile, le renouvellement des exécutifs intercommunaux se jouera beaucoup sur le bilan…

  1. Un Français sur deux (50%) souhaite la réélection du président de son intercommunalité, un score relativement proche de celui du maire (57%). Cet écart limité suggère que, même si la figure du maire reste devant, la popularité de l’exécutif intercommunal tend à se rapprocher de celle de l’échelon communal, signe d’une montée en visibilité et en légitimité de l’intercommunalité dans l’opinion.
  2. Le bilan de l’équipe sortante à l’échelle intercommunale joue un rôle déterminant pour un électeur sur deux (50%), signe que si l’action intercommunale reste moins incarnée qu’à l’échelon communal, elle pèse désormais dans l’évaluation électorale.

C. … dans un scrutin intercommunal encore mal connu que les Français veulent placer sous le sceau de la démocratisation et de la transparence

  1. Seuls 31% des Français savent que les habitants des communes de plus de 1 000 habitants élisent les conseillers intercommunaux en même temps que les conseillers municipaux, ce qui met en lumière un déficit de connaissance préoccupant sur le fonctionnement institutionnel local.
  2. Près de 9 Français sur 10 (88%) estiment que les candidats à la présidence de l’intercommunalité devraient se déclarer avant le scrutin, révélant une exigence très forte de transparence sur une fonction clé mais encore peu incarnée politiquement.
  3. 85% des Français souhaitent l’élection au suffrage universel direct des conseillers intercommunaux dans les communes de moins de 1 000 habitants, confirmant en cela une aspiration une égalité démocratique entre territoires, quels que soient leur taille.

Fiche technique :
Etude Ifop pour Intercommunalités de France réalisée par questionnaire auto-administré du 10 au 12 septembre 2025 auprès d’un échantillon national représentatif de 2 000 personnes âgées de 18 ans