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Pourquoi Sarah Kay a commis ce geste ?

Dans un de ses derniers posts Facebook, Sarah annonce un geste fatal…

Entre la nuit du samedi et dimanche, soit le 10 et 11 janvier 2026, Sarah Kay, le nom de plume de Sylvie B., habitante des Regattes, à Triel-sur-Seine, a commis l’irréparable en prenant des médicaments pour en finir avec sa vie.

Dans un des derniers posts, le 10 janvier 2026, sur sa page Facebook, Sylvie B a laissé un message posthume :
« Ne me jugez pas…
Vous ne supporteriez pas la moitié de ce que j’ai traversée.
Il y a une raison pour laquelle je fais ce que je fais.
Il y a une raison pour laquelle je suis qui je suis.
Ne jugez pas un livre à sa couverture…
« 

Certes, on connaît le personnage avec ses fragilités et ses contradictions; mais c’était la première fois qu’elle s’était livrée davantage sur les rapports entre elle et sa famille :
« On doit arrêter de répéter :
« Pardonne, c’est la famille. »
Ça sonne comme un conseil plein de sagesse, mais trop souvent, ça fait plus de mal que de bien.
La vérité, c’est que la famille avait une responsabilité :
➡️ Me protéger, pas me briser.
➡️ Être mon refuge, pas la source de mes blessures.
➡️ Me tendre la main, pas me tourner le dos.
Avoir le même sang ne donne pas le droit d’envahir ma paix, d’abîmer mon cœur ou de troubler la vie que j’ai mis tant de temps à reconstruire.
Le pardon n’est pas une obligation.
Et il n’a aucun sens quand les excuses n’ont jamais été faites,
quand les mêmes comportements toxiques continuent,
quand la douleur reste vive, comme une plaie qu’on refuse de soigner.
Oui, j’ai le droit de protéger ma paix intérieure.
Même si cela signifie poser des limites claires,
même si cela déplaît à ceux qui portent le même nom que moi.
Et si ces limites dérangent… peut-être que cela révèle votre part du problème.
Cette mentalité qui normalise la souffrance parce qu’elle vient « de la maison ».
Non. La famille, ce n’est pas seulement le sang.
C’est ceux qui savent aimer sans condition.
Ceux qui respectent, qui soutiennent, qui réparent au lieu de blesser.
Voilà ma vérité.
Et je n’aurai jamais honte de la défendre.
« 

La suite, c’était le silence… éternel.


Une dizaine de jours avant, Sylvie a reçu la notification de son éviction de son logement HLM pour une sombre histoire complexe entre l’organisme bâilleur et elle. Elle avait même rendu l’affaire publique dans une intervention au conseil municipal de Triel-sur-Seine, le 14 avril 2025. Elle avait frappé plusieurs portes sans résultat. Toutes les instances de pouvoir politique et juridique savaient la fragilité de Sylvie. Pourquoi avoir laissé Sylvie couler peu et prou dans ce naufrage pourtant annoncé ?

En somme, nous sommes TOUS coupables de ne pas entendre des signes d’angoisse et d’appel à l’aide. L’auteur de ce texte le premier car il a laissé passer le temps et n’a pas bien compris l’inéluctabilité du destin de Sylvie.