Le chaos perpétuel chez Trump…
Michael Jochum, un musicien américain, nous fait part de ses remarques de la présidence chaotique de Donald J. Trump. Traduit par Google.
Il faut qu’on parle de l’impact de cette présidence sur nous, non pas politiquement, ni idéologiquement, mais psychologiquement, physiologiquement et spirituellement. Car il ne s’agit pas de leadership, mais d’une crise de panique permanente déguisée en gouvernance. Donald Trump lance une annonce nocturne, une allocution à la nation avec moins de 24 heures de préavis, et soudain, le pays tout entier est sur le qui-vive, comme si une sirène d’alerte aux tornades allait retentir. Pas de présentation de programme. Pas de mise à jour réfléchie et mesurée. Juste une menace de discours. Et chaque Américain sensé se pose les mêmes questions : intensifie-t-il la guerre ? Nous sort-il de l’OTAN ? Va-t-il instaurer la loi martiale parce que son ego a été froissé avant le petit-déjeuner ? On n’en sait rien, et c’est bien là le problème. Le chaos est sa stratégie.
Arrêtons de faire comme si c’était normal. Ce n’est pas ainsi que fonctionne une démocratie. C’est comme vivre une prise d’otages. On se réveille, on regarde son téléphone et on se demande quel nouveau cauchemar a été concocté pendant la nuit. Les marchés tremblent, les alliés hésitent, les familles se disputent et nous autres, travailleurs, anciens combattants, parents, contribuables, vivons avec cette angoisse sourde et omniprésente, comme si elle faisait désormais partie intégrante de la vie américaine. Ce n’est pas le cas. C’est une instabilité fabriquée de toutes pièces, une confusion instrumentalisée, une érosion délibérée de tout sentiment de sécurité et de continuité.
Car lorsque le dirigeant du soi-disant monde libre communique comme dans un épisode de téléréalité à suspense, les dégâts ne sont pas seulement diplomatiques, ils sont humains. C’est cette boule au ventre qu’on ressent en entendant « allocution à la nation ». C’est la façon dont les conversations à table dérivent de « comment s’est passée ta journée ? » à « mais qu’est-ce qu’il va encore faire ? ». C’est l’épuisement de vivre dans un pays où la certitude a été remplacée par le spectacle, où la vérité est facultative et l’anxiété permanente.
Ce n’est pas de la force. Ce n’est pas une stratégie. C’est une gouvernance irresponsable et narcissique qui traite toute une population comme un public à manipuler plutôt que comme des citoyens à respecter. Et le coût ne se mesure pas seulement en erreurs de politique étrangère ou en alliances rompues, il se mesure aussi à la souffrance psychologique de millions d’Américains qui n’ont pas choisi de vivre dans un système de crise perpétuelle.
Nous ne sommes pas censés ressentir cela en permanence. Un président est censé maintenir le cap, pas mettre le feu aux poudres et programmer ensuite une annonce en prime time pour parler de la fumée. Et si vous êtes Américain et que vous ressentez cette anxiété grandissante chaque fois que votre téléphone affiche son nom, vous n’êtes pas faible, vous êtes attentif. Vous réagissez exactement comme une personne saine d’esprit lorsque le dirigeant fait comme si le chaos était un principe directeur.
Et je le dis clairement : cela nous nuit. Pas seulement aux démocrates, pas seulement aux républicains, à tous les Américains. Aux citoyens patriotiques et travailleurs qui méritent un gouvernement qui ne considère pas leur tranquillité d’esprit comme un dommage collatéral des agissements interminables d’un seul homme.
—Michael Jochum, Pas seulement un batteur : Réflexions sur l’art, la politique, les chiens et la condition humaine.

