Franck Fontaine lance un appel pour une nouvelle gouvernance au sein de Grand Paris Seine & Oise
Dans une missive en date du 3 avril 2026, le maire de Mézières-sur-Seine tâche d’alerter les 143 élus communautaires sur les enjeux et les défis de la prochaine gouvernance de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Sera-t-il entendu ?
Dans une lettre ouverte à tous les élus communautaires, Franck Fontaine, réélu à la mairie de Mézières-sur-Seine, a lancé un appel « Pour une mandature utile aux habitants et équilibre pou nos territoires – Réflexions pour l’avenir de Grand Paris Seine & Oise » afin de donner un élan nouveau à cette communauté urbaine XXL.
Depuis quelques semaines, des échanges courriel et téléphoniques ont lieu afin de donner une configuration (nouvelle ?) à l’exécutif de Grand Paris Seine & Oise. Il semblerait que Pierre Bédier, lui-même, a téléphoné aux élus fraîchement élus ou ceux qui hésiteront à se joindre à son « système de gouvernance« . On a vu des émissaires à Conflans-Sainte-Honorine lors de l’installation de la nouvelle équipe municipale. En bref, c’est du lobbying politique tout court.
A l’inverse, Franck Fontaine et certains élus ont tenté de « monter un coup » pour changer d’ère. Dans la continuité de cette démarche, il a rendu public une lettre ouverte de trois pages. D’abord, M. Fontaine a consulté plusieurs élus et établit un constat : « La communauté urbaine de 2026 ne sera plus tout à fait celle de 2020 » car elle dépendait trop sur des « partenaires institutionnels particulièrement solides »; mais le temps a changé et ces partenaires ne sont plus solides, en particulier le Département des Yvelines (baisse de mutations et des dotations de l’Etat…). Par conséquent, M. Fontaine exhorte les 143 élus à « faire évoluer la CU afin que « compte sur ses propres capacités d’initiatives et de gestion. »
Interrogé par la rédaction, le 3 avril, M. Fontaine a réitéré la nécessité de changer de gouvernance et de cap. « J’ai beaucoup de réserves sur le futur exécutif de la droite (yvelinoise); il faudra être exigeant avec l’argent public » car la protection du pouvoir d’achat de nos habitants « devrait être une priorité ! » En outre, un rééquilibrage s’impose entre l’urbain et la ruralité. « Cette stratégie doit s’inscrire dans une vision équilibrée de notre territoire » car 70 % de la superficie de la CU est rurale. En outre, il est important de mettre l’accent sur la mobilité entre le territoire et non pas sur l’axe Paris-Mantes-la-Jolie.
En conclusion, il lance un appel pour que les élus prennent la liberté de décision (collégiale ?) en mettant en place une vraie assemblée démocratique et non pas une chambre d’enregistrement à l’ordre « d’un système rôdé de 30 ans ». Ainsi, il préconise plus de transparence, moins de pression fiscale et surtout l’élaboration d’un projet de territoire digne de ce nom. Sera-t-il entendu ? La réponse sera connue au prochain conseil communautaire du 16 avril 2026 à Aubergenville.
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