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Avion perdu, escalade à prévoir ?

Voilà. Plus de brouillard. Plus de déni plausible. La machine de propagande ne pourra pas échapper à cette nouvelle. Un avion de chasse américain, un F-15E, s’est écrasé en Iran. Confirmé. Pas de rumeurs. Pas de spéculations. Confirmé. Et avec lui, deux militaires américains se retrouvent dans la plus terrifiante des catégories : disparus, inconnus, peut-être capturés, peut-être morts, tout cela parce qu’un homme qui a fait campagne pour « mettre fin aux guerres sans fin » a décidé d’en déclencher une dont il ignore manifestement comment l’achever. Traduit par Google.

C’est le moment où les conneries s’effondrent sous leur propre poids.

Il y a quelques jours, Donald Trump s’est adressé au pays et nous a annoncé que cette opération était « presque terminée ». Presque terminée ? Sur quoi se basent-ils ? Des intuitions ? Des illusions ? Un marqueur et une carte ? Car ce à quoi nous assistons n’est pas la fin de quoi que ce soit. C’est le début des conséquences. De vraies conséquences. Celles qui reviennent sous des drapeaux ou qui traînent des années durant dans des cellules à l’autre bout du monde, pendant que les politiciens prêchent la « détermination ».

Allons droit au but : des pilotes américains se retrouvent aujourd’hui en territoire hostile parce que cette administration a opté pour l’escalade comme stratégie plutôt que comme dernier recours. Aucun objectif clairement défini, aucune porte de sortie prévue, aucune explication cohérente fournie au peuple américain, hormis une rhétorique belliqueuse recyclée et un nationalisme exacerbé. Et maintenant ? Nous y voilà. Un avion en morceaux. Une opération de sauvetage en cours. Et des familles qui fixent le vide, attendant des réponses qui ne viendront peut-être jamais.

Et une fois de plus, la réponse est soit le silence, soit des demi-vérités édulcorées.

Le Pentagone tergiverse. L’administration tergiverse. Les détails parviennent par bribes, comme des éclats d’obus : tranchants, incomplets et dangereux. Car reconnaître la pleine réalité de ce moment reviendrait à admettre que toute cette opération n’était qu’un pari insensé, guidé par l’ego. Qu’il ne s’agissait pas d’une stratégie, mais d’une improvisation avec des missiles. Que la vie des soldats américains a été mise en jeu comme des jetons dans une partie dont personne aux commandes ne sait vraiment comment gagner.

Pete Hegseth peut bien fanfaronner, aucune arrogance ne saurait masquer l’absence de stratégie. On n’envoie pas d’avions de recherche et de sauvetage dans l’espace aérien hostile iranien à moins d’une situation catastrophique. Ce n’est pas de la force, c’est de la gestion de crise. C’est le signe d’une stratégie qui s’effondre sous nos yeux.

Et voici ce qui devrait révulser tous les Américains : c’est précisément le genre de moment que cette administration peut exploiter. Si ces pilotes sont capturés, ils deviendront un moyen de pression, non seulement pour l’Iran, mais aussi pour Trump lui-même. Une justification pour une escalade. Un cri de ralliement. Un prétexte humain pour s’enliser dans une guerre qui n’aurait jamais dû commencer.

Je repose donc la question, plus fort cette fois, car les décombres l’exigent :

Quel est le plan ?

Quel est l’objectif ?

Quelle est la sortie ?

De notre point de vue, la seule chose qui soit clairement établie, c’est la volonté d’escalader le conflit. Et l’escalade n’est pas une stratégie, c’est un réflexe. Un réflexe dangereux et aveugle qui transforme les tensions géopolitiques en tragédie humaine.

Un avion de chasse américain s’est abattu en Iran. Ce n’est pas un simple titre. C’est une ligne rouge franchie.

Et les responsables de ce passage sont toujours incapables de nous dire pourquoi.

Contribuion de —Michael Jochum, Pas seulement un batteur : Réflexions sur l’art, la politique, les chiens et la condition humaine.