Villennes : une cérémonie de vœux surréaliste
Villennes-sur-Seine, c’est toujours classe et bien vivante. Cela dit, le vendredi 9 janvier 2026, la cérémonie de vœux présidée par le maire, Jean-Pierre Laigneau, était bizarre, voire surréaliste en raison du contexte global (crise internationale, crise du budget, crise agricole…) et de l’état de concurrence entre les candidats en lice pour l’élection de mars 2026.
Jean-Pierre Laigneau, maire de Villennes-sur-Seine, a pris soin de ne pas parler de son bilan en raison du contexte électoral. Il a accueilli son public composé d’environ 200 convives dont les têtes de liste de trois autres groupes en campagne municipale.(1) Au départ, son ton était un peu poétique : « Flânez dans le centre-ville historique… et aérez-vous aux bords de Seine. » Il a mis en avant le travail du personnel communal qui permet de valoriser et préserver ce patrimoine historique esthétique qui fait le charme de Villennes.
Ensuite il a présenté ses vœux « les plus chaleureux » tout en soulignant la nécessité de rester solidaire et garder le savoir-vivre français. Le maire a convié le public à passer à l’étape suivante, c’est-à-dire à festoyer autour d’un verre de l’amitié.
C’était le moment d’observer le jeu d’acteurs locaux dans ce moment de préparation pour les élections municipales de mars. Ainsi, les chefs de file et ses fidèles se sont réunis en petits cercles. Le maire était entouré de ses adjoints et amis politiques venus de Médan, de Vernouillet. Pierre Bédier, le président du Conseil départemental des Yvelines a fait son apparition tardive et s’est mis tout de suite à boire un coup et à manger. La page satirique Les Gazouilles de Villennes a écrit le 14 janvier que « [L]a fin de règne est ingrate! Les fidèles peu nombreux … Les commerçants souvent absents« .
Côté Marie-Agnès Bouyssou, son ex en termes politiques, était également entourée de ses fidèles dont Jean-Michel Charles et Virginie Oaks, qui a la particularité d’avoir fait campagne avec M. Degand, une autre avec M. Laigneau et désormais avec Mme Bouyssou. Avec ce « regard neuf » la campagne peut être une surprise dans les deux mois à venir.
En outre, M. Pierre-François Degand, qui tente le tout pour le tout, se fixe pour objectif d’atteindre le graal et devenir le chef de son village. Après avoir négocié une entente cordiale avec Olivier Hardouin (liste Villennes Ensemble), le bruit s’est répandu que la négociation n’a abouti à rien pour des questions de « gouvernance« . Autrement dit, leurs egos sont trop forts pour pouvoir faire des avancées concrètes et devenir « le ticket gagnant« .Interrogé par la rédaction, un sage de Villennes, qui souhaite rester anonyme, a prédit la chute du maire sortant car son bilan n’est pas flatteur : hausse de la pression fiscale, hausse de sentiment de sécurité et une urbanisation galopante.
De toute façon, quelque soit l’issue en mars 2026, Villennes-sur-Seine restera toujours le bijou de la Rive Gauche mais l’exécutif de demain sera confronté aux enjeux majeurs liés à l’environnement, l’urbanisation et la fiscalité. S’ajoute à cette sombre perspective, la réduction drastique des dotations de l’Etat et l’impuissance de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Good luck aux vainqueurs de mars 2026.
Note
- Pierre-François Degand de la liste Avenir Villennes, Olivier Hardouin de la liste Villennes Ensemble, Marie-Agnes Bouyssou de la liste .





