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Michel Près veut s’affirmer avec Andrésy Réunie

L’ancien adjoint du maire d’Andrésy a une revanche à prendre : contre Lionel Wastl et sa méthode de « management » (sic) et contre le destin.

 Michel Pres, 2e adjoint délégué à la Démocratie participative, aux nouvelles technologies, aux risques environnementaux et sanitaires avait démissionné avec fracas le 13 mars 2024. Dans une sortie mémorable, il avait traité le maire Lionel Wastl de « Petit Trump ». La suite se dessinera en mars 2026 car Michel Près s’est lancé dans la bataille municipale avec une sorte de liste transpartisane, Andrésy Réunie.

Michel Près sait surprendre. Déjà en 2024, il avait démissionné en soulignant la mauvaise gestion du premier édile et, surtout, sa mauvaise foi : « Lorsque les engagements de campagne établis en commun sur le fonctionnement de l’équipe sont balayés d’une phrase parce que cela n’arrange plus le maire ou que les méthodes de démocratie internes sont sacrifiées » avait-il lu lors du conseil municipal du 13 mars 2024. Il avait surpris tout le monde, même le maire. Déjà, le défi de M. Près est de faire mieux que le maire actuel. Ce serait déjà une manière d’évaluer le potentiel du candidat Près.

En janvier 2026, il a encore surpris le microcosme politique en prenant la tête (ou plutôt) héritier des trois courants minoritaires finissant la mandature de 2020-2026. En lançant l’opération médiatique en janvier 2026, il s’est assuré les appuis d’Isabelle Madec (Andrésy Dynamique) et de Denis Faist (Notre Parti, c’est Andrésy). On peut effectivement s’interroger sur les avantages de ces appuis : ce sont des personnalités finissant leurs carrières politiques sans avoir imprimé Andrésy. En somme, la somme de trois « listes minoritaires » ne fait pas une majorité en puissance.

Michel Près, au contraire, a affiché une foi inhérente au slogan : le front commun permettrait de gagner malgré nos divergences dans leurs programmes initials et leurs méthodes de travail. Pour lui, cette coalition des trois groupes minoritaires permettrait de s’en sortir car l’on mettrait à côté la politique partisane. « Sur le terrain, on doit composer pour aboutir à un consensus,’ a-t-il expliqué. Les enjeux budgétaires (la ville en quasi-faillite), urbanistiques (pression foncière pour construire à outrance) et environnementaux (la Seine, les côtés de l’Hautil) sont complexes et compliqués. Pour le futur chef de file de la liste « Andrésy Réunie », il est urgent de « désarmer la dimension politique« .
En attendant son programme (en février 2026), et en espérant que des nouvelles recrues viennent le rejoindre, il s’affiche sans étiquette politique mais avec le sentiment que le temps presse pour s’affirmer dans le paysage politique andrésien. Sera-t-il l’homme(1) de la situation ?

Note.

  1. Ce terme désigne homme ou femme politique.