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Municipales 2020

À Triel, pendant le confinement, la campagne continue.

Par : 
Mac Guffin

La nature a horreur du vide. Bien que la perspective d’un second tour à la veille de l’été s’éloigne, la campagne électorale continue. Cédric Aoun, qui décidément ne perd pas le nord, anime avec ses équipes un groupe Facebook Triel Solidarité. Leur activisme est d’autant plus possible que leurs activités professionnelles respectives sont suspendues. Ils ont beaucoup de temps libre et il suffit de parcourir les réseaux sociaux pour s’en rendre compte !

Les négociations entre listes dont le terme légal est le 31 mars se poursuivent. A cette heure, posons simplement quelques éléments d’analyse. Tablant sur une seconde mi-temps en juin, ils continuent comme si de rien n’était, discutent avec les recalés, enfin, avec ceux avec lesquels ils croient possible de s’arranger.

Le sort de la peau de chagrin, troisième est la plus mauvaise des places !

Jonas Maury est pour l’instant absent ou exclu de ces manœuvres. Bien que qualifié, il est dans la pire des situations : avec 17 % des suffrages exprimés, il serait déjà trop gros pour négocier ou alors il se résoudrait à accepter quelques rogatons dans la future équipe majoritaire. Faisons l’hypothèse qu’il n’a d’autre choix que de se maintenir en l’état et qu’il verra son score passablement arasé au second tour, les électeurs préférant choisir parmi les deux listes arrivées en tête. Les deux prétendants à la victoire ne songent donc pas sérieusement à un quelconque accord de liste avec ce dernier. Tout juste sauront-ils admettre, mais pas officiellement, quelques convergences, éventuellement un ou deux ralliés, l’histoire de lui grignoter quelques voix… Qu’il abandonne en rase campagne n’est pas exclu ! Certains opportunistes volant au secours de la victoire... Le sort de la liste de Michel Poirot est encore moins enviable. Frappée par le rejet et le désaveu, elle est, de toute façon, exclue de la partie : son soutien n'intéresse personne. Il ne reste plus que deux autres listes avec lesquelles un accord de second tour, en bonne et due forme, est envisageable. Les listes de Philippe Paillet et de Martine Cartier rassemblent plus de six cents voix qui intéressent en priorité l’une et l’autre. Toutefois, il est encore difficile de s’avancer sur d’éventuels accords ; les jours qui viennent nous apporteront la réponse. Tout juste pouvons-nous relater comment les listes qualifiées agissent en ce moment.

Cela continue … ou comment faire campagne quand notre esprit est gagné par la psychose covidienne

Il n’y a pas de trêve. Les listes de Sophie Kérignard et de Cédric Aoun se sont, au contraire, emparées de la crise du Coronavirus et des solutions qu’elles peuvent mettre en œuvre pour aider leurs concitoyens. Cette reconversion prend différentes formes mais elle a un dénominateur commun : il faut communiquer, montrer que l’on s’investit pour ne pas se faire oublier. Le report de l’échéance du second tour ouvre une formidable course de fond, une nouvelle campagne qui s’engage et qui, a priori exclut les bassesses, lesquelles seraient très mal jugées dans cette période d’unanimisme.

Chacune des listes redouble d’imagination et leur activisme fait contraste, met totalement hors jeu l’équipe municipale qui, maintenue sous respirateur préfectoral, fait pour l’instant service minimum. La page du site Internet municipal se contentant de reproduire les différentes prescriptions venues d’en haut. Il est vrai que tout est à l’arrêt ; c’est le black-out.

Chacun fait à sa façon pour se raccrocher aux wagons

Nous avons déjà souligné l’efficacité de la campagne de Cédric Aoun. Le constat est qu’il a su rassembler plus de Triellois autour de lui, un électorat jeune et d’autres électorats séduits par un discours qui semble rendre possibles des changements à Triel et trouver des solutions. La critique, rabat-joie et réaliste, formulée par ses détracteurs ne semble pas avoir prise sur les certitudes de ses soutiens.

Avec le groupe Facebook Triel Solidarité - déjà 500 membres - il s’impose déjà comme un acteur de la solidarité à l’échelle trielloise. Cette période est vraiment intéressante car elle oblige ceux qui veulent se remuer à être inventif. Des services essentiels comme la poste à Triel sont aux abonnés absents, ce qui est lamentable. La fermeture du marché à Verneuil prive les paysans locaux, comme Picard et Surgis, de ressources.

Sophie Kerignard est davantage dans le mode voyez comme comme je suis concernée par le sujet dans la posture de la bobo compatissante. Le tout assorti des mêmes paroles lénifiantes entendues sur beaucoup trop de medias :  “Les soignants sauvent des vies au péril de la leur. Aidons-les à prendre soin d'eux.” et bla bla bla “N'oublions pas l'essentiel. Prenez soin de vous et de vos proches ! Bien à vous”. Toute la différence de style entre eux est dans ces quelques mots recueillis sur les réseaux sociaux ...

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