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Municipales 2020

A Triel : « Grande soirée élections & transition » : des présents… des absents mais le public, lui, était là !

Par : 
Claude Barouh

La soirée d’information organisée par l’association Triel Environnement à l’Espace Rémi Barrat vendredi 17 février 2020 a été non seulement un succès pour les organisatrices mais aussi un moment d’échanges entre les futurs candidats qui avaient accepté l’invitation et un public de citoyens attentifs autant à leurs déclarations générales qu’aux réponses à des questions piochées au hasard.

 

Rappelons les trois thèmes proposés : 

1-Alimentation et consommation durable,

2-Mobilités, 

3-Urbanisme.

Ces thèmes ne couvrent pas tous les aspects de la vie communale mais sont d’actualité. Même si l’air du temps est occupé par des préoccupations écologiques nécessaires, ce  n’est pas un hasard si le jeu des questions/réponses ne s’est pas éloigné du sujet. En effet, Triel-sur-Seine, et ce n’est pas un cas isolé, a pris un retard considérable dans ce domaine ; bien que certains progrès ont pu être constatés ici ou là, la volonté de préserver l’environnement, d’améliorer durablement le quotidien de la population ou de préserver le territoire face à la convoitise des promoteurs n’ont pas été la préoccupation dominante dans les décisions prises collectivement par l’équipe dont le mandat arrive à échéance en mars prochain. Les exemples ne manquent pas : souvent si la loi ne les avait pas rendu obligatoires dans certains domaines, bien des décisions qui vont dans le sens de la dite transition n’auraient pas été effectivement prises.

Trois équipes postulant en mars le suffrage des Triellois sur les six connues ont décliné leur place face à d’éventuels futurs électeurs. Indisponibilité ? Crainte ou refus du dialogue ou de la confrontation ? Indifférence ? Mépris ou absence d’idées ? Peur de dévoiler des propositions copiables ? Conséquence : le tour de table était incomplet et c’est dommageable pour l’avenir de la pratique d'une certaine démocratie locale à venir. Ne dit-on pas, dans les milieux politiques, qu’il faut ménager le futur ?

Toujours est-il que si les présents(es) ont fait un effort et réussi à transmettre leurs convictions, leurs idées ou des ébauches de leurs projets, c’est toujours avec passion et sincérité qu’ils se sont adressés au public. Les questions tirées au sort, le temps de parole respecté, les réponses claires et nettes ont permis à l'assistance de découvrir, derrière les futurs éventuels candidats, un aspect de leur personnalité et surtout l’ombre d’une ambition pour "après" : ne pas copier le comportement de certains des anciens élus dont ils ont subi les effets en tant que simple citoyen. Y arriveront-ils ? Du moins ils en affichent tous la volonté.

Des idées décoiffantes ? Des projets inattendus ? Des propositions non conformistes ? S’ils en ont, on ne les a pas encore décelés clairement dans les exposés ! Ce sera peut-être pour une autre fois. Ce soir, les intervenants se sont surtout cantonnés à des constats, des analyses, des états des lieux et n'ont apporté que quelques solutions qui devront être développées "après". Mais il ne faut pas trainer : le renouveau (espérons qu’il est prévu) ne peut pas attendre.

Difficile de se faire une idée globale des programmes car ils doivent être en cours d'élaboration ; c’est peut-être mieux ainsi. La vraie campagne ne semble pas encore avoir vraiment commencé. La compétition, la confrontation pure et dure arrivera, semble-t-il, plus tard.

Ha, pour finir, un dernier mot : les Trielloises ne seraient-elles pas en train de prendre le pouvoir ? Organisatrices, animatrices, têtes de futures listes… qui a chanté dans un poème du siècle dernier que « La Femme est l’avenir de l’Homme ? »

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