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Municipales 2020

L’urbanisme, la clé de la campagne municipale à Triel

Par : 
Mac Guffin

A l’initiative de l’Association pour la Proximité et le Commerce de Triel, Dominique Lorrain, expert international, a expliqué, le 10 décembre à la salle Grelbin, le mécanisme qui transforme les villes d’une manière irréversible, en prenant le cas de Villiers-sur-Marne.

« Comment une ville paisible peut-elle devenir un cauchemar ? » a été le thème de l'exposé de M. Lorrain, à partir de son ouvrage L’Urbanisme 1.0.

Il a décrit le fonctionnement et le rôle des acteurs qui fabriquent la ville : le propriétaire, l’autorité compétente dont le maire et l’aménageur-promoteur. Son exposé s'est basé sur une triple approche, économique, administrative et politique. En ajoutant quelques anecdotes, M. Lorrain a livré son analyse de la transformation d'une commune telle que Villiers-sur-Marne en moins de trente ans.  A l’inverse du discours politique, elle était le résultat d'une frénésie de constructions modifiant à vive allure un environnement calme et verdoyant.

Villers-sur-Marne est une ville située à 15 km de Paris, disposant d'accès au RER A et à l’autoroute A4.  Selon l’auteur, c’était une ville provinciale qui a muté en trois décennies, en raison de l'accélération de nouvelles constructions  : 110 à 160, puis 600 unités par an ! Le taux de logements sociaux est passé de 34 % à 44% ; de plus, on a densifié la ville sans se poser des questions sur la future gestion de ces constructions et leur place dans une intercommunalité qui a du mal à s’imposer.  Pour l’auteur, les deux piliers de la ville, le logement et les infrastructures, devraient être coordonnés par des élus compétents, veillant à l’intérêt général.

La démarche de l’auteur se base sur trois volets :

- Analyse de la parole officielle et des documents d’urbanisme ;

- Recueil et interprétation d'informations diffusées par des citoyens informés ;

- Etude de sources officielles comme le cadastre et les hypothèques (mutations, achats de terrain, prix fonciers et immobiliers).

En définitive, ce débat atteste de la situation de la démocratie locale ; en outre, les échanges entre le public présent et l’auteur illustrent également la nécessité d’organiser et faire la ville autrement. Il n’est plus de mise de laisser bétonner, en continuant à détruire la nature. Tous ont défendu l’idée que la reprise en main des grands projets d’aménagement par l’Etat aura des conséquences irrémédiables sur le cadre de vie des villes comme Triel-sur-Seine. En somme, il faut préparer la ville aux défis du XXIe siècle.

En concluant la soirée, Mme Martine Cartier, tête de la  liste Triel à Venir, a envoyé un message fort : elle se fixe l’objectif de « garder la carte postale de Triel-sur-Seine » pour les années à venir.

 

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