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Edito de l'édition 145

Chanteloup, stop ou encore ?

Par : 
Mac Guffin

Après les émeutes criminelles de novembre à Chanteloup, force est de constater que les politiques de la ville, actuelles et passées, sont, au delà des apparences, un échec. Cet échec est simplement dû à la quasi-absence d’une politique de reconquête républicaine de ces quartiers. Entendons nous bien, la très grande majorité de nos concitoyens chantelouvais sont autant atterrés que n’importe qui par ces dégradations à répétition. Le mal est plus profond et ce n’est pas seulement la rénovation urbaine, sorte de politique à la Potemkine, qui pourra sortir ces quartiers d’une délinquance enkystée.

Il y a dix huit ans paraissait le livre Les territoires perdus de la République. Le repli de certains de nos concitoyens et la sécession d'une partie d'entre eux se constataient déjà. Depuis, les commentaires et les analyses, plus ou moins pertinentes, se sont succédé mais rien n’y a fait. Les responsables actuels continuent les mêmes politiques. Nicolas Sarkozy avait fait l’erreur de supprimer la police de proximité. Au delà des multiples effets de manche de cet avocat de formation, la droite et la gauche ont prouvé, leur incapacité, résultant de complaisance et d’arrangements inavoués avec les nouveaux damnés de la terre ! La réalité est plus triviale : une zone de non-droit, ou plutôt d’un autre droit, s'est créée !  La faute est à rechercher un peu partout.

Beaucoup de comportements naguère asociaux, notamment les incendies volontaires, sont tenus pour presque normaux ; le trafic de drogue s'est installé, ses bénéficiaires voulant que la cité de la Noé ne change pas. Pourtant, l’État continuera à verser beaucoup d’argent public et reconstruira l’Arche !

Ceci dit, peut être peut-on développer un tout autre point de vue. Peut être que ces événements signifient que ce banditisme se sent cette fois ci réellement menacé dans son activité, peut être que les démolitions et nouvelles constructions, les actions de toutes sortes à l’endroit des populations entreprises depuis des années commencent à porter leurs fruits. Peut être que le point de bascule est atteint et qu’il faut persister ...

 

 
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