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Élections municipales 2020

Débuts de campagne à Triel : une grande lessive s’annonce !

Par : 
Mac Guffin

A la rentrée va débuter l'agitation des élections municipales jusqu'à leur dénouement au printemps 2020. Les manœuvres des uns et des autres, encore souterraines, ont déjà commencé mais le temps de la cristallisation des listes n'est pas encore venu. Chacun a en tête les évolutions politiques nationales mais ce serait oublier que l'élection au niveau communal reste pour une bonne part une affaire locale. 

Une supernova politique nommée Les Républicains

Les orphelins de LR, formation politique qui a perdu son pouvoir d’attraction telle l’étoile en fin de vie, sont désormais attirés par de nouvelles forces gravitationnelles. À leur gauche si l’on peut dire, La République en marche et, à leur droite, le Rassemblement national. Il va falloir choisir ou non ! Au milieu, resteront les grognards de la galaxie Bédier qui commence à prendre l'eau. En politique averti, le sénateur en chef Larcher a sonné le tocsin. Jusqu’ici, LaREM a réussi le pari d’origine du leader du MODEM en mangeant l’électorat du centre, puis celui de la droite, après avoir auparavant siphonné le parti socialiste. Alors, les vieux briscards sont-ils au rancart ? Pas si sûr ! L’implantation locale reste leur atout : la pratique des gens, des contextes et du tissu associatif ! Cependant, l’état d’alerte est maintenant maximal ; leur survie impose d’intégrer, de toute urgence, les nouvelles attentes des citoyens. Il n’est donc pas si sûr que le grand remplacement entrepris avec succès par LaREM depuis les élections législatives et poursuivi avec les européennes, continue à l’occasion des prochaines municipales : l’ancrage des élus locaux qui bossent bien pourrait freiner la brillante entreprise de substitution !

Triel-sur-Seine : un cas un peu particulier

Au plan local, à Triel-sur-Seine, avec la déliquescence de l’équipe municipale qui achève tant bien que mal son mandat, le phénomène va bien au-delà du cas d’école. Un jeune représentant de LaREM qui, naguère, naviguait dans les eaux de LR du côté de Meulan, croit avoir trouvé son point de chute en jetant son dévolu sur la commune. Pour constituer son équipe, il va à la pêche et, selon les dires, n’a pas trop de mal à le faire : dans l’équipe municipale, c’est, en effet, le sauve-qui-peut ! Désormais laissé en marge et sans autre avenir que sa retraite, le maire en place ne bouge plus. Arrivé prématurément au terme de ses deux mandats, il semble être en mode pause depuis longtemps ! Tel un roi fainéant au niveau local, il aurait, peut-être, dû jeter l’éponge bien avant mais, "il préfère rester, toucher ses indemnités jusqu’au bout", médisent certains, "c’est toujours ça de pris !" À sa décharge, il n’est pas le seul ! 

Par contre, quelques autres sont superactifs car ils craignent de ne plus avoir de délégation dans un an et, disons les choses, de perdre le complément de revenu qui va avec, voire tout leur revenu : l’un s'agite beaucoup, se fait beaucoup voir - c’est le moment - en s’occupant de faire un peu partout des petits travaux : « Voyez comme je suis utile ! » ; il s’est, malheureusement, construit une image controversée en couvrant la commune de panneaux de limitation de vitesse, à trente à l’heure tous ! Un autre encore, pas des moindres, est pris aussi d’agitation, mais davantage sur le mode communication pré-électorale : jusqu’au début des vacances, il a animé des réunions pour connaître les attentes des Triellois et exposer de futurs projets d’aménagement par-ci, par-là. Il était bien temps ! Entreprise vaine : après le gadin sérieux qu’a été l’abandon en rase campagne du projet du Parc municipal, il a fini par se rendre compte, mais bien tard, qu’il n’y avait pas de projet important qui puisse se faire de nos jours dans une commune, sans qu’on ne consulte et même que l’on y associe les citoyens qui veulent participer !

À Triel-sur-Seine, il y a d'autres prétendant(e)s, candidat(e)s courageux(ses) à la reprise de l’entreprise en difficulté, y compris au sein de la rédaction de ce journal. Pour eux, la question du bilan n'est pas leur sujet ; ils parleraient plutôt d'héritage ! Aussi, les idées, les propositions commencent à fuser et c'est bien ainsi. Pour certains, l'expression exclusive est la rouspétance ! Feraient-ils forcément mieux ? Les électeurs choisiront parmi les listes qui arriveront au premier tour. De petites casseroles ou, malheureusement, des rumeurs assez odieuses font parfois office d’arguments électoraux souterrains à l’endroit de certains. Formons le vœu que les seuls caniveaux dont il sera question au cours de la campagne à venir seront ceux qui servent à l’évacuation des eaux de pluies !

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