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Grand débat national

Grand débat national à Carrières-sous-Poissy, pas toujours paisible pour les uns mais en règle pour les autres

Par : 
Rédaction du J2R

M. Antony Effroy, conseiller d’opposition nous a demandé de publier un communiqué sur le fait qu’il n’ait pas pu s’exprimer lors de ce premier débat à Carrières-sous-Poissy, le 8 février 2019 à l'Espace Louis Armand. En effet, la parole n’était donnée qu’aux citoyens et non aux élus de l’opposition et de la majorité. Nous pouvons regretter cette règle car les élus restent aussi des citoyens ; injuste ou non, la règle a été respectée par tous les élus présents, dont notre députée.

C'est donc en présence de la députée des Yvelines, Natalia Pouzyreff, que Christophe Delrieu, maire de Carrières-sous-Poissy, a ouvert et animé la première réunion locale du Grand débat national à l'Espace Louis Armand ; 40 à 50 personnes étaient venues participer. Ce fut un débat très intéressant, qui nous a permis de nous rendre compte que la fiscalité imposée aux citoyens n’était pas dûe qu’au gouvernement mais aussi à l’ensemble de nos institutions (municipalité, communauté urbaine, département et région). En effet, autonomes, elles décident chacune de son côté de l’augmentation ou non des impôts pour fonctionner, sans aucune concertation ;  le résultat est un cumul d’impôts supportés par les contribuables.

Les citoyens ne comprennent pas pourquoi les impôts présentent de telles différences entre les villes, petites ou grandes, les communautés urbaines, les départements et les régions. L’impôt devrait être solidaire, donc le même pour tous les citoyens. Un impôt unique toujours basé sur les revenus, avec une maitrise globale de chaque acteur intentionnel de notre pays, permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat des citoyens.

Concernant la transition écologique, pour certains le coût de cette transition devrait être collectif et équilibré, quitte à ce que cette contribution soit symbolique pour les plus faibles revenus mais que tout le monde paye. "Payer même un euro symbolique pour les plus bas revenus, c’est respecter davantage la contribution apportée par ceux qui payeraient plus, c’est aussi responsabiliser et participer à un effort national, c’est être tout simplement citoyen et pourrait avoir comme conséquence positive l’augmentation de la participation lors des élections".

Il a été noté que nos élus, toutes institutions confondues, une fois en place, présentaient pour ne pas dire imposaient des projets inutiles et coûteux. Même avec un avis défavorable des commissaires enquêteurs et loin d’être en phase avec les besoins de leurs administrés, ces projets alourdissent considérablement les impôts, et sont la plupart du temps au détriment de la qualité de vie des citoyens. D’ailleurs, le bras de fer entre l’économie et l’écologie est trop souvent à l’avantage de l’économie.

Les pouvoirs publics préconisent aux citoyens de privilégier les transports en commun, mais à l’inverse on nous impose des constructions de routes ou d’autoroutes pas toujours souhaitées par les citoyens, surtout quand elles gâchent leur qualité de vie (pollutions, nuisances...). Sur un autre sujet, une personne a proposé que les projets réalisés soient ceux pour lesquels les citoyens les ont élus et de réaliser des référendums citoyens pour la réalisation ou non de ceux-ci.

Il a été clairement souligné que les habitants des banlieues étaient souvent les oubliés des transports en commun et que le ticket de métro était beaucoup trop cher pour aller à Paris, notamment pour les jeunes. Certains souhaiteraient la gratuité, d’autres des prix plus raisonnables.

Concernant l’essence et le diesel, il faut que l’effort sur la taxe carbone soit égal sur tous les continents, à commencer en Europe. Il n’est pas normal que les prix des pays de l'Union européenne soient différents.

Une citoyenne a signalé que si les Etats-Unis et la Chine, principaux pollueurs de notre planète, ne jouent pas le jeu, cette transition écologique et donc l’effort fait par les autres pays ne suffiraient pas. L’Europe tout entière doit s’unir avec les autres pays prêts à être responsables pour faire plier ces deux géants, sinon il serait difficile de s’en sortir.

En dehors de nos institutions, les lobbies ont été également montré du doigt au cours de cette soirée, souvent responsables de freiner voire bloquer la volonté des politiques d’avancer dans différents domaines (agriculture, écologie…). Fut aussi dénoncé au cours de la soirée le comportement des GAFA (google, amazone, Facebook, Apple) au niveau fiscal, alors qu’ils devraient payer l’impôt comme tout le monde et participer à l’effort collectif.

Evidemment, nous n’avons pas pu relater toutes les interventions, mais pour ceux qui n’auraient pas pu venir à cette séance, une deuxième séance est prévue vendredi prochain au même endroit à 20 h. Pour rappel, vous pouvez également inscrire sur un cahier vos suggestions à l’Hôtel de ville ou sur Internet*, même pour les élus !

Grand débat à Carrières-sous-Poissy : le maire décide à qui il donne la parole !

Communiqué de M. Antony Effroy, conseiller d’opposition, du 9 février 2019

Le Grand débat national, lancé par le Président de la République, devait permettre de renouer le dialogue avec l’ensemble des Français a travers de grandes réunions publiques ouvertes à tous. Malheureusement, à Carrières-sous-Poissy les choses ne se passent jamais normalement et sereinement, puisque le Maire, qui organisait ce vendredi 8 février un débat à la salle des fêtes, a décidé sans motif d’exclure les élus municipaux de ce temps d’échange en leur interdisant purement et simplement de prendre la parole.

Manifestement les 4 condamnations pour censure et excès de pouvoir, ne semblent pas lui faire retrouver le chemin de la raison, puisque monsieur le Maire utilise de nouveau sa position pour empêcher certains de s’exprimer et entrave ainsi la libre expression démocratique.

Si la méthode est pitoyable, elle met surtout en exergue l’état d’esprit d’un Maire sur la sellette qui, sentant son mandat lui échapper, est prêt à toutes les bassesses pour faire taire ceux qu’il perçoit comme des concurrents.

Pour Anthony Effroy, Conseiller municipal de la commune, empêché de s’exprimer lors du débat, les mesquineries du Maire deviennent pesantes :

« M. Delrieu se prend pour le seigneur de la ville en s’autorisant toutes les dérives autoritaires. L’attitude lamentable qu’il a eu lors de ce temps d’échange ne fait qu’illustrer sa mauvaise foi, que nous subissons depuis 5 ans et qui lui vaut de multiples condamnations.

Me refuser la parole, alors que je suis citoyen engagé de la commune, président d’une association de protection de l’Environnement et trésorier d’une association de riverains, cela n’a aucun sens, d’autant que la salle comptait moins de 30 participants.

En se comportant ainsi, monsieur Delrieu montre à quel point il est beaucoup plus attaché a la conservation de ses privilèges, qu’à nos valeurs démocratiques.

À un an des élections municipales Christophe Delrieu usera de tous les moyens pour sauver son « trône », mais il y a des règles à respecter et s’il refuse de s’y soumettre de lui même, je prendrai de nouveau les dispositions, afin qu’il soit recadré. »


*www.granddebat.fr

Pour plus de renseignements : 01 39 22 36 02

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