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Anniversaires

500 ans de l'église de Chanteloup

Par : 
Rodrigo Acosta

Le mois d'octobre a été très spécial pour les paroissiens de l'Eglise Saint-Roch de Chanteloup-les-Vignes car ils ont fêté les 500 ans de son existence. Selon Philippe Potier, "que du bonheur !"

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La paroisse Saint-Roch de Chanteloup-les-Vignes a fêté en grandes pompes, durant le mois d'octobre, les 500 ans de l’Eglise Saint-Roch. A cette occasion un programme riche a été concocté par le Comité d’organisation, en lien avec la mairie de Chanteloup-les-Vignes.

500 ans d'histoire

Avant de relater l'événement d'octobre, un peu d'histoire s'impose :  la construction de l’Eglise Saint-Roch eut lieu, pour l’essentiel, en quatre années : de mars 1514 à octobre 1518, avec une extension entre 1550 et 1555 (chœur et chapelles latérales). Selon les historiens locaux, l'église de Triel-sur-Seine était le point d'ancrage de la foi catholique à l'époque. Avec l'extension démographique et ses particularités, les chantelouvais avant demandé et obtenu le droit de bâtir leur église. Cette construction s'inscrivait dans un contexte récurrent d’épidémies de peste et marquait le souhait des populations locales de se mettre sous la protection de saint Roch, "protecteur des malades des animaux et des maladies contagieuses". C'est ainsi que de nombreux pèlerinages'organisèrent ensuite dans la région au nord de la Seine, en aval de Paris.

Lieu de prière et de mémoire

L'édifice fut érigé selon une organisation traditionnelle et harmonieuse avec un chœur orienté à l'est, une nef d'est en ouest et deux chapelles latérales, l'une au sud et l'autre au nord, le tout réalisant une croix latine. A cela s'est ajouté un majestueux clocher porche quadrangulaire de 32 mètres de hauteur, répertorié au patrimoine du Vexin français. S’agissant des aménagements intérieurs, soulignons la présence d’un beau retable édifié en fond de chœur avec un ouvrage sculpté où Dieu le Père trône dans sa partie haute, deux niches, l'une avec la statue de saint Roch, l'autre la statue de saint Sébastien et, en son centre, un tableau représentant l’Assomption de la Vierge. Enfin, plusieurs vitraux entourent le retable dont les plus proches représentent, dans leurs médaillons, des scènes de la vie de saint Roch.

Au fil du temps, l'église Saint-Roch a évolué au rythme des restaurations, des dégradations et d'autres transformations. Elle présente ainsi, en ce début de XXIe siècle une image modifiée par rapport à celle qu'elle a montrée au fil des 5 siècles passés, tout en conservant son identité première. Comme l'a souligné Maurice Bruyat, un bénévole de l'église, pendant la visite effectuée le 17 octobre, cet édifice est simple (avec ses vitraux) mais il symbolise l'ancrage de la foi dans le territoire du nord des Yvelines. Pendant la grande. Heureusement, le syndicat agricole de Chanteloup-les-Vignes, issu de l'association des cultivateurs vignerons, créé en 1887, a décidé de participer financièrement à la restauration de l'église. C'est une preuve que cet édifice compte dans la mémoire des chantelouvais.

Un anniversaire émouvant

Pour Philippe Potier, un des prêtres de l'église, c'était un anniversaire réussi car tout s'est déroulé comme prévu,  notamment trois événements phares : les visites de l'église entre les 14 et 19 octobre, le spectacle son et lumière le 20 octobre, et la messe solennelle, le 21 octobre, présidée par Monseigneur Eric Aumonier. Environ 300 personnes se sont déplacées pour le spectacle son et lumière et l'église était pleine pour la messe du 21 octobre avec tous les représentants de la vie locale (notamment Mme la députée Michèle de Vaucouleurs, Mme la maire et conseillère départementale Catherine Arenou). C'était émouvant, selon M. Potier et cela dénote un vrai attachement de ce lieu de prière et de rassemblement culturel. 

Explications de Maurice Bruyat sur le parcours de saint Roch

 

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