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Laîcité

Baby quoi ?

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

On n'a pas oublié la portée de ce dossier. La crèche en question a même déménagé pour un lieu plus banal. Pourquoi le Comité des Droits de l'Homme a-t-il relancé la polémique ? Sans aller dans le détail de cette affaire, Eddie Aït, ancien maire de Carrières-sous-Poissy, a réagi contre ce mauvais signal. De toute manière, l'avis de ce comité est consultatif et l'on est sur que les tribunaux français vont carrément ignorer cet avis. 

Par voie d'un communiqué de presse, Eddie Aït, ancien maire de Carrières-sous-Poissy et ancien cadre du parti Radical de gauche, a été surpris par l'avis du comité des droits de l'homme des Nations unies. Celui-ci a épinglé la France le 10 août dernier dans son avis sur l’affaire de la crèche Baby-Loup, donnant raison à l’employée voilée qui avait été licenciée pour « faute grave ». Pour Eddie Aït, président du groupe Radical, Citoyen, Démocrate, Écologiste et Centriste (RCDEC) au Conseil régional d’Île-de-France, le CDH envoie un mauvais signal.

 « Le CDH a estimé que la France avait violé les articles 18 et 26 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, articles qui garantissent la liberté de religion. Or dans l’affaire Baby-Loup, il s’est toujours agi du respect du principe de neutralité dans l’espace public. La justice a tranché et le cadre législatif français a depuis beaucoup évolué », précise l’élu qui avait témoigné son soutien à la crèche dès le début de l’affaire en 2008.

Si l’avis du CDH a seulement une valeur consultative, pour Eddie Aït, « il est regrettable que l’ONU, dans ce cas précis, envoie un message contraire aux principes de la loi du 9 décembre 1905 que nous défendons. Cela nous montre l’ampleur du travail qui reste à mener pour relever le défi de la laïcité. »

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