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Habitat et intercommunalité

Folie de bétonnage et la campagne municipale commence à Carrières-sous-Poissy

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

Le Programme Local de l’Habitat Intercommunal (PLHI) sera au cœur des débats municipaux dans les deux années à venir. L'exemple de Carrières-sous-Poissy est révélateur :  l'opposition municipale de Carrières-sous-Poissy dénonce le nouveau bétonnage programmé de la ville et demande un moratoire.

Article accessible à tous. 

Dans un communiqué du 26 juin, les élus de l’opposition de Carrières-sous-Poissy refusent le nouveau bétonnage de la ville programmé par le Programme Local de l’Habitat Intercommunal (PLHI), adopté le lundi 28 mai 2018 en conseil municipal. D'abord, il faut savoir que le projet de l'ancienne Communauté d'agglomération 2 Rives de Seine avait été à l'origine de ce bétonnage et qu'un certain maire, Eddie Aït, avait été le chef d'orchestre de la Centralité. Mais cela est de l'histoire ancienne. Dans le nouveau monde (sic), pour MM. Eddie Aït (Agir pour Carrières) et Anthony Effroy (Bien vivre à Carrières), conseillers municipaux d’opposition, « l’urbanisation est devenue sans contrôle : en faisant adopter le PLHI par le Conseil municipal, le maire de Carrières a validé la programmation de 2714 logements supplémentaires sur la ville. Il est pris d’une folie de bétonnage ».
 
Eddie Aït, conseiller régional, a fait de la surenchère : « Notre développement urbain, qui reste une nécessité pour garantir à chacun un parcours résidentiel, est désormais totalement déséquilibré. A titre d’exemple, la ZAC centralité n’est plus celle initiée en 2010 : avec l’abandon du projet de centre-ville, elle est devenue une simple opération de bétonnage. Les espaces publics s’amenuisent. Les cités (Quartiers des Fleurs et des Oiseaux) sont encore densifiées par les opérations immobilières, sans oublier les zones pavillonnaires qui ne sont plus préservées. Pour quelle qualité de vie et de ville, avec quels équipements collectifs, quel plan de circulation, quels espaces publics, quelle mixité d’activités ? ».
 
Anthony Effroy a précisé et développé sa sensibilité écologique : « Carrières-sous-Poissy connaît une densification démesurée, où les intérêts des promoteurs priment sur ceux des citoyens. La politique d’urbanisation semble tout droit sortie des années 70 et n’intègre pas les enjeux de développement durable et de protection du patrimoine naturel et bâti existant. L’évaluation et la prise en compte des besoins essentiels liés aux mobilités sont insuffisamment traitées. Il y a urgence à tout remettre à plat ! ». 
 
Les élus de l’opposition demandent un moratoire sur les projets non encore engagés et la mise en place, aux côtés des élus locaux, d’un comité de citoyens et d’experts indépendants pour un projet de ville concerté, durable et de qualité.
 
En tant qu'observateurs, nous ne pouvons que souligner que le bétonnage, commencé en 2010, sera au cœur des débats des élections municipales. Dans le cas de Carrières-sous-Poissy, il est évident que le mouvement s'accélère. Vivement 2020 !
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