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SPORTS - Athlétisme -

Les 20 Bornes et Verdun : j’y étais !

Par: 
Lionel Wastl

Récit de la course d’un participant aux 20 Bornes, édition 2008

 

Faut-il être un peu fou pour sortir du lit à 6h45, un dimanche matin froid et pluvieux ?

 

C’est vraiment ce que je n’aime pas le jour d’une course matinale : manger près de trois heures avant et pas forcément le petit déjeuner qu’on aime.

Surtout que, cette année, j’innove. Je teste un gâteau hypercalorique pour sportif. Vague goût de chocolat, praline et miel. Texture collante… Franchement écœurant.

Il faudrait que les organisateurs des 20 Bornes retardent un peu le départ : 9 heures 30 pour un semi marathon, c’est vraiment trop tôt…

 

Cinq degrés, bruine glaçante : on n’est pas gâté au moment du départ.

 

Allez : c’est parti pour 21,1 km (et pas seulement 20… Bornes).

Je n’aime pas beaucoup la première petite boucle au travers de la vieille ville : ça tournicote, ça monte et ça descend un peu partout. J’aime bien passer dans la rue de l’Eglise : on se croirait dans un typique village provençal.

 

La petite boucle finie (plutôt bien d’ailleurs), et on a déjà en tête la côte de Verdun :

 

Cette montée porte bien son nom tant elle fait des dégâts dans les jambes et dans les têtes. A côté, la montée vers Beauregards des Foulées de Triel ou la Sente des Laveuses de la course des Berges de Conflans sont de la roupie de sansonnet !

Quand on arrive au pied de cette « montagne », il s’agit de s’y lancer sans trop se poser de questions. Ne pas regarder le sommet, 300 mètres plus haut : se concentrer sur ses pieds et sa respiration. Quelques applaudissements en haut de la côte.

Surtout bien s’oxygéner et retrouver son rythme de course… Le ravitaillement est trop proche de la côte et l’eau est glacée ! Arrêter de boire et se re-concentrer.

 

Six kilomètres faciles, en route vers les bords de Seine.

 

Mais six kilomètres pas passionnantes : cette course manque d’ambiance, surtout comparée à celle de la semaine prochaine : les Berges de Conflans.

Entre « Andrésy la bourgeoise » et « Conflans la populaire », y’a pas photo. Ici, personne aux fenêtres et pas d’orchestres aux rythmes de samba comme à Conflans.

 

La seconde boucle démarre.

 

J’aperçois le maire qui applaudit mollement, devant la bibliothèque municipale : les années précédentes, il nous attendait en haut de la côte. D’ailleurs, aucun des 33 élus d’Andrésy ne court : ça leur ferait pourtant du bien. Il faudrait que chaque année, un élu se lance sur la ligne de départ avec nous, histoire de partager les souffrances de leurs électeurs !

 

Petite faiblesse au quatorzième kilomètre :

 

J’avais un coureur en ligne de mire qui s’éloigne… Inconsciemment, je me demande si je ne faiblis pas, rien qu’à la pensée de retrouver la côte de Verdun.

 

La côte de Verdun : justement la re-voilà !

 

Elle se découvre dans toute sa splendeur, après un virage.

La montée de Verdun est traître : à la moitié, la pente devient encore plus raide et dépasse les 16 %. Les Andrésiens se sont réveillés et sont plus nombreux à nous applaudir qu’au premier passage.

Tirer sur ses bras et respirer régulièrement.

 

J’ai vaincu Verdun pour la seconde fois !

 

Reste plus qu’à finir les cinq derniers kilomètres qui sont, à côté, une partie de plaisir.

Deux derniers kilomètres sur les berges… Ne pas penser aux jambes, tirer sur ses bras et rester décontracté.

Je vois la ligne d’arrivée

J’entends mon pote Mickaël m’encourager… Il a fini, lui, depuis 25 minutes !

Une heure quarante-cinq : super content. C’est mon meilleur temps !!!

Je gagne un tee-shirt des 20 Bornes : le cinquième de suite.

Allez, à l’année prochaine. Le calvaire de Verdun, on aime finalement s’y frotter une fois l’an…

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