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Politique locale

Droit de réponse : l'élu d'opposition de Bien vivre à Carrières, M. Anthony Effroy, réagit

Par : 
ASAEECC "Votre vie à Carrières"

Suite à l’article intitulé « Encore une réunion désatreuse du conseil municipal de Carrières-sous-Poissy ; il faut que cela s'arrête ! », M. Anthony Effroy a transmis à l'ASAEECC "Votre vie à Carrières" une réponse. Nous invitons les deux autres présidents de groupes, s'ils le souhaitent, à faire de même.

vous pouvez lire cette article en intégralité sur le site de l'ASAEECC "Votre vie à Carrières"

Dans son article concernant la séance du Conseil municipal du 10 octobre dernier, l’ASAEECC "Votre vie à Carrières" relate le climat déplorable régnant au sein de l’assemblée, ainsi que les échanges souvent vifs et animés entre opposition et majorité municipale.

Si l’ambiance délétère décrite par l’ASAEECC est bien une réalité, il est cependant nécessaire d’en analyser les raisons. Depuis son élection, Christophe Delrieu semble avoir fait une priorité d’entraver le travail des élus et de porter atteinte au bon exercice de leur mandat.

L’une des méthodes la plus employée par le Maire est le refus de communication d’informations pourtant indispensables à l’étude des affaires de la commune.

Ces excès de pouvoir du Maire ont déjà fait l’objet de plusieurs condamnations par le Tribunal.

Pourtant, malgré ces sanctions, ce dernier continue à restreindre l’information des élus, comme le relève à nouveau le Juge dans son ordonnance du 9 octobre dernier :

« L’obstruction ainsi faite par l’autorité communale (le Maire) à l’obtention de l’information sollicitée par un élu local constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental des élus d’être informés des affaires de la commune, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales et inhérent au principe essentiel de la démocratie locale »

 

Outre les rétentions d’informations, M. Delrieu tente régulièrement de restreindre la liberté d’expression des élus d’opposition en usant de méthodes peu démocratiques : coupure de micro pendant les interventions en Conseil municipal, censure de tribunes d’expression, non-inscription des interventions des élus au procès-verbaux de séances …

Cela n’est pas acceptable et il est évident que de tels procédés ne sont pas de nature à instaurer un climat apaisé lors des séances du Conseil municipal et ont nécessairement une incidence négative sur les rapports entre élus.

Dans son article, l’ASAEECC évoque l’incapacité des Groupes politiques à travailler de manière constructive et va même jusqu’à affirmer que les deux groupes d’opposition voteraient quasi-systématiquement contre toutes les délibérations ou s’abstiendraient sans vraiment présenter d'arguments ou pour des raisons politiques.

S’il est vrai que des désaccords profonds existent sur la politique conduite par la majorité, il est inexact d’écrire que je voterais systématiquement « contre » les délibérations soumises au Conseil ou que je m’abstiendrais sans arguments. Une simple lecture des procès-verbaux des séances du Conseil municipal démontrera le contraire.

Depuis mon élection, je me suis toujours attaché à justifier mes décisions et j’ai fait de la défense des Carriérois une priorité. Dois-je rappeler qu’à la suite de mon intervention sur l’attribution de certains marchés publics manifestement surfacturés le Directeur des Services Techniques a cessé d’occuper son poste ? Est-ce une coïncidence ?

Faut-il également revenir sur mes interventions concernant la subvention de 50 000 € attribuée à l’association AJC ? Il est certain que, si la majorité avait tenu compte de mes arguments, ces 50 000 € auraient pu véritablement profiter aux Carriérois, plutôt que de faire l’objet de présumés détournements de fonds.

Et que dire de la décision du Maire d’engager pour près de 40 000 € dans la réalisation d’esquisses d’œuvre d’art ?

Est-ce une priorité pour notre ville, sachant que cela n’est qu’une première étape à une série d’autres dépenses ?

Alors oui, je reconnais que le ton que j’emploie lors des débats est parfois trop passionné et peut renvoyer une image peu flatteuse de notre assemblée ; je m’en excuse auprès des Carriérois, néanmoins il me semblait indispensable de repositionner cette situation dans le contexte plus global, que sont les relations entre majorité et opposition.

Le rôle de l’élu minoritaire n’est pas simple ; si ma mission principale consiste au contrôle minutieux des dépenses et des actions mises en place par la majorité, celle-ci est conditionnée par le bon vouloir du Maire et par son respect de la Démocratie.

En l’occurrence et pour l’heure, tout semble être fait pour restreindre le libre exercice de mon mandat.

J’invite donc le Maire à revoir sa position et à faire preuve de bon sens. Certes des désaccords de fond subsisteront (ce n’est que l’expression du pluralisme des idées), mais si chacun fait un effort et que la fonction des uns et des autres est respectée, l’apaisement est possible.

C’est donc à cet effet que je sollicite du Maire, en sa qualité de Président du Conseil municipal, une réunion des chefs de groupes, afin de définir ensemble les solutions permettant d’instaurer un climat de travail acceptable et respectant les prérogatives de chacun.

Le but d’une telle démarche est avant tout de permettre à tous d’exercer dans de bonnes conditions la mission pour laquelle ils ont été élus : l’amélioration de la qualité de vie des habitants et la valorisation de notre ville.

Si un accord est trouvé, il profitera en premier lieu aux Carriérois, qui bénéficieront d’une information plus transparente et d’un Conseil municipal digne de leurs suffrages.

La situation actuelle n’est plus tenable et y mettre fin est dans l’intérêt de tous !

La balle est donc dans le camp de Monsieur Maire.

 

V151017

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