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Projets d'urbanisme

Le maire d’Andrésy accepte de créer une commission « Projets immobiliers »

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

C’est une petite victoire pour les élus d’opposition Andrésy Energies Renouvelées et une satisfaction pour les Andrésiens, notamment pour les nombreux riverains des projets immobiliers qui surgissent un peu partout dans la ville. Des pétitions d'Andrésy Dynamique, par exemple et d'autres actions (réunions publiques) ont contribué à la prise de conscience de l'ampleur de la fronde locale.  Voir source de l'article.

Andrésy Energies Renouvelées (AER) nous informe que le maire, Hughes Ribault, a accepté sa proposition, faite en conseil municipal, de créer une commission sur les projets immobiliers, qui sont fort nombreux depuis 2016.

Le maire d’Andrésy et sa majorité sont assaillis de questions, tant en conseil municipal que dans des réunions en ville sur les nombreux projets immobiliers fleurissant dans la ville.

Projets de la mairie et projets privés

Une grande partie de ces projets immobiliers sont souhaités et portés par le maire d’Andrésy. Il est bien évident que certains projets se réaliseront dans les zones de veille foncière. C'est le cas, notamment, des 600 logements qui sortiront de terre, rue des Robaresses (projet immobilier CCI) et autour de la gare SNCF (voir l'encadré). Il en est de même du petit collectif, hors zone foncière, rue de Chanteloup, porté par la mairie.

Des projets privés fleurissent, également, tels ceux de la rue Maurice-Berteaux, de la rue de la Fontaine et de la rue des Courcieux. Dans ces cas-là, ce sont les règles du tout nouveau Plan local d’urbanisme (PLU), voté l’an dernier par le conseil municipal d’Andrésy qui permettent ces projets. Le PLU de M. Ribault n’est pas assez protecteur. Ces projets immobiliers sont fortement contestés par les habitants des quartiers concernés.

Faire pression sur la communauté urbaine GPS&O

En conséquence, depuis plusieurs mois, les élus AER souhaitent une large concertation avec tous les élus, les associations de quartiers et les habitants de la ville sur ces projets. De plus, ils souhaitent que la ville intervienne au niveau de l’intercommunalité (GPS&O) qui est en train de définir et élaborer son PLU intercommunal (PLUi).

Aussi, courant juillet, le maire d’Andrésy a accepté la proposition de l'opposition AER. Il mettra en place une commission de « concertation sur l’urbanisme et la règlementation destinée à réfléchir ensemble sur les évolutions que la ville demandera à l’interco pour le futur PLUi », qui interviendra « de façon ponctuelle ».

M. Hugues Ribault a rappelé que cette commission travaillera très rapidement à la rentrée car notre intercommunalité « nous demande de fournir rapidement des éléments afin de les prendre en compte dans les études actuellement menées [pour le PLUi] ».

La commission sera présidée par le maire. Elle sera constituée de quatre élus de la majorité (l’adjoint à l’Urbanisme, JC Anne, Mmes Le Bihan & Henriet, M. Audebert), de deux élus de l'opposition Andrésy Dynamique et de deux élus AER.

Une concertation qui exclut la population et les associations de la ville

Les efforts de concertation du maire sont néanmoins relatifs : aucun Andrésien non élu ne participera à la réflexion, notamment aucun dirigeant d'association. Par ailleurs, une commission n’est qu’un organe de discussions et pas de décisions. Cette commission devra rapidement proposer des évolutions dans le PLUi, afin de rendre plus difficiles les constructions immobilières dans certaines zones pavillonnaires, notamment.

Bien évidemment, les deux grands projets CCI et Gare ne sont pas concernés : le cahier des charges a été édicté par le maire d’Andrésy et l’aménageur (Citallios) a déjà été choisi. ! La concertation avec la population se limitera, ici, à des détails.

 

Les deux gros projets : Gare d’Andrésy et avenue des Robaresses

Plus de 450 logements sont prévus autour de la Gare et avenue des Robaresses, au niveau de la CCI.

Gare d’Andrésy

Un projet de 25 000 m², avec plus de 200 logements, 30 % de social et un parking relais payant (170 places).

La plus grosse partie de ce projet sera construite côté quai direction Paris (rue Jean-Philippe Rameau). Outre les immeubles, une place avec commerces et un pôle médical devraient voir le jour. Il est à noter que le maire a refusé de réhabiliter la halle à marchandises (bâtiment industriel remarquable de 1896) pour l’intégrer eu projet global, alors que cela s’est fait à Triel.

Côté quai direction Mantes, la restructuration de la place actuelle prévoit des immeubles entre la rue Maurice Berteaux et la rue des Valences intégrant une voie piétonne longeant la ligne SNCF. Ce passage, réservé aux circulations douces, évitera aux riverains de la rue des Valences et de la Résidence de Marottes le détour actuel par la rue Maurice Berteaux.

Une menace pèse sur l’ancienne maison rurale de la boulangerie. Celle-ci était protégée par l’ancien PLU. Le maire a pris soin de la déclasser dans le nouveau PLU , ce qui laisse toute latitude à l’établissement foncier des Yvelines (EPFY) de la préempter. Une négociation avec la boulangerie pourrait être engagée pour qu’elle déménage sur la future place centrale de la gare, de l’autre côté.

Avenue des Robaresses

Le projet sur les terrains de l’ancienne Chambre de Commerce et d’Industrie prévoit au moins 240 logements (30 % de logements sociaux).

Logements collectifs et maisons seront construits à la place des bâtiments actuels. Le maire va laisser détruire les anciens ateliers de travail typiques des années 50. Seuls les batiments en meulière et le jardin seront conservés.

Des veilles foncières, notamment sur la zone Casino

L’EPFY n’achète des terrains que si ces derniers ont déjà été pointés par la mairie comme zones de veille foncière. C’est le cas par exemple autour du Casino où plusieurs milliers de mètres sont très surveillés (entrepôts Boulet, contrôle technique, etc....).

Le quartier Casino est une priorité de densification. Il s’agit aussi de « rentabiliser » le supermarché de la ville.

 

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