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Projet solidaire

A Triel-sur-Seine, les volontaires ont rénové LA péniche !

Par : 
Concordia

La Péniche de Triel était au centre de l'action solidaire au mois de juillet dans les Yvelines. Dix huit volontaires âgé(e)s de 18 à 32 ans et venu(e)s du monde entier ont pris part à un chantier international en Île-de-France. Le projet : rénover la péniche Arche Espérance à Triel-sur-Seine. 

Réhabiliter et rafraîchir la peinture de la partie haute de la péniche étaient les deux objectifs affichés lors des préparatifs de ce chantier qui a réuni une vingtaine de jeunes Européens à Triel. En outre, des échanges entre Européens leur ont permis de mieux se connaître dans un lieu paisible, au bord de la Seine. Cela a été agrémenté par des visites à Paris et dans les environs (Île de loisirs de Verneuil et le Trapèze de Chanteloup-les-Vignes).

Depuis les inondations de juin 2016, l'association Arche-Espérance, connue aussi sous le nom générique de Péniche de Triel, a cherché à rebondir suite à une fermeture forcée de six mois. Le bateau a été endommagé lors des inondations de juin 2016 et a dû être fermé pendant plusieurs mois. Des travaux ont permis sa réouverture en janvier 2017, mais une rénovation plus complète était indispensable pour pouvoir accueillir correctement les événements ambitieux prévus : expositions artistiques, salon de livres, conférences-débats thématiques, cafés solidaires et polyglottes... Le chantier proposé par Concordia, suite à la demande de la Péniche et l'aide logistique de la mairie de Triel-sur-Seine, participe au renouveau des activités de la Péniche.

Encadré(e)s par Camille et Dircé, deux animatrices "vie de groupe", et Adam, le gentil animateur technique, ils ont partagé leur quotidien, entre la péniche, où ils travaillaient et dormaient, et une école primaire dont les locaux étaient utilisés pour l'occasion afin de préparer les repas. « Pour moi, qu'un chantier soit en France ou ailleurs ça n'a pas beaucoup d'importance, car c'est toujours multiculturel. », affirme Rihab qui, à 32 ans, est traductrice et pratique cinq langues couramment ! « Je parle français, arabe, anglais, turc et italien. Et j'essaie d'apprendre le tchèque. » A l'inverse, Ada, 18 ans, n'avait jamais participé à un chantier international. « J'adore la France et je rêvais de voir la Tour Eiffel. J'ai adoré vivre dans un bateau et le fait de dormir tous dans la péniche fait que l'on partage encore plus de choses. »

Deux semaines de chantier c'est trop court. Il faudrait que ça dure deux mois. 
Ada, 18 ans, volontaire turque.

Les animateurs ont eux, aussi, partagé leur quotidien avec les volontaires. « C'est un chantier atypique car il se déroule sur l'eau, et sur une péniche assez grande, qui peut être glissante... J'ai une grande responsabilité par rapport à ça et il faut pouvoir faire face à l'imprévu. », explique Adam, l'animateur technique du chantier. « Au début, ils nous a fallu les mettre à l'aise, les aider à surmonter leurs craintes mais très vite les volontaires se sont très bien entendus. Tant qu'ils sont heureux et aiment ce qu'ils font, c'est ce qui compte ! »
 

J'ai réalisé mon premier chantier en tant qu'animatrice !

Dircé a animé son premier chantier international durant l'été. Pendant deux semaines, elle a encadré un groupe de volontaires à Triel-sur-Seine,.

« On s'imagine plein de choses avant le chantier, mais rien ne se passe comme prévu. On vit vraiment le moment présent à fond. Au début, j'avais un peu peur de la barrière de la langue, parce que je n'ai pas un super niveau d'anglais. Mais on s'est débrouillé et on a tous communiqué en anglais, en français et en espagnol, parfois en s'aidant de gestes. On sait tous adapté aux autres et c'est ça qui fait la beauté du chantier.

Cela a été une expérience incroyable et vraiment enrichissante, j'ai appris beaucoup de choses de ces rencontres et échanges.

Comme dans tous chantiers, on a eu quelques soucis mais avec le recul tout devient positif et on apprend de ces situations. On se découvre des nouvelles ressources et capacités. A la fin du chantier, le groupe était vraiment soudé, une vraie petite famille. C'est clairement une expérience que je vais vouloir retenter
. »

 

 

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