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Pollution sauvage

Un océan d'ordures dans notre plaine (au moins 5000 tonnes d'immondices) !

Par: 
ASAEECC "Votre vie à Carrières"

Des milliers d'euros sont dépensés régulièrement pour nettoyer cette plaine sans vraiment empêcher que les ordures y reviennent en masse. Le manque de coordination et de volonté politique pour résoudre ce fléau est flagrant.

Vous pouvez retrouver l'article sur le site de l'ASAEECC "votre vie à Carrières" en cliquant ici.

Cela fait plus de 10 ans que les pouvoirs publics, tous confondus, ne trouvent pas de solution efficace pour résoudre ce fléau.

Toutefois, ce n'est pas si simple ; en effet, cette plaine se trouve sur trois communes : Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes, trois villes faisant partie de la Communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise. Les maires successifs ont bien essayé de mettre en place des "mesurettes" pour sécuriser la plaine et empêcher les dépôts sauvages, mais avec des effets contre-productifs.

Il devrait donc y avoir un travail en commun, une volonté commune pour résoudre les problèmes rencontrés. Suite à un rapport, rédigé en 2016, pour toute l'Île-de-France, la présidente de région avait annoncé la réalisation d'une application pour lutter contre les dépôts sauvages et la mise en place d'un budget d'un million d'euros. Nous n'avons pas  eu connaissance de cette application ! Quant aux mesures prises par la région depuis 2016 et la mairie de Carrières au mois de juin n'ont pas vraiment eu de conséquences positives dans notre plaine, bien au contraire puisque la superficie du dépôt de déchets a triplé depuis 2 mois ! 

Il faut savoir aussi que les terres n'appartiennent pas à nos communes mais, en majorité, à d'anciens agriculteurs, voire à leurs héritiers qui ne vivent même plus dans la région. Quelques parcelles appartiendraient aussi à la ville de Paris.

Pourquoi ces terres agricoles ne sont-elles plus utilisées depuis le 31 mars 2000 ? Suite à un avis du Conseil Supérieur d'Hygiène publique en juin 1999, deux arrêtés préfectoraux ont interdit temporairement la mise sur le marché, à titre gratuit ou commercial, des cultures légumières et plantes aromatiques cultivées en terre dans les zones concernées par les épandages des eaux usées (polluées) de la ville de Paris. En 2000, compte tenu des risques chimiques, le préfet des Yvelines a prit un arrêté interdisant la production des cultures légumières et aromatiques en terre. Aujourd'hui encore, la pollution de ces terres fait toujours débat et l'arrêté interdisant les cultures est toujours en vigueur ; cela fait maintenant plus de 17 ans.

Après des années d'abandon, il serait certainement intéressant de demander d'autres prélèvements pour connaitre la toxicité actuelle des terres afin de les cultiver, éventuellement, à nouveau. Il est à noter que certains propriétaires ou locataires cultivent pour leur propre consommation sans problème !

Les camps de Roms installés illégalement depuis 2007 seraient les responsables de l'état de la plaine. Il y a certainement une part de vérité mais, vu l'ampleur du désastre, ils ne peuvent pas à eux seuls, en si peu de temps, apporter autant de déchets sans la complicité de sociétés du bâtiment ou d'autres activités. Aujourd'hui, quatre camps de Roms sont installés dans la plaine, vivant dans des conditions d'hygiène déplorable, qui génèrent parfois des drames. Depuis l'incendie mortel d'un camp de Roms au mois d'avril, avec l'aide de plusieurs associations, la préfecture travaille au démantèlement des quatre camps, avec relogement de 300 personnes. Suite au deuxième incendie, cette fois sans victime, le préfet avait annoncé leur départ pour début juillet, mais l'action a été reportée fin août afin que les conditions de relogement soient satisfaisantes.

Maintenant, que fera-t-on pour que cela ne recommence pas après le départ des Roms et après un ultime nettoyage de la plaine ? Pour l'instant aucun acteur ne se pose la question ! Aucune proposition positive n'est annoncée, hormis des mesurettes répressives inefficaces.

Plusieurs associations et des habitants ont émis des idées ; faut-il encore trouver des investisseurs publics ou privés pour une appropriation de ces terres, de façon à éradiquer ce fléau, prenant en compte l'arrêté préfectoral de 2000.

Voici quelques exemples possibles qui, en plus d'être économiquement rentables, sont écologiques :

Le morcellement de la plaine apporte une difficulté supplémentaire ; les propriétaires des terrains auront donc un rôle essentiel pour que des projets, écologiques de préférence, voient le jour sur leurs terrains.

L'argent utilisé chaque année pour le nettoyage de la plaine pourrait être utilisé pour ce genre d'investissements, à condition qu'il y ait une volonté politique commune, à moins que les collectivités locales n'aient encore des projets industriels ou de logements souvent néfastes à notre qualité de vie.

Le 23 juin dernier, trois associations (Triel Environnement, l'ASAEECC "Votre vie à Carrières" et Rives de Seine Nature Environnement) ont écrit au président de la communauté urbaine afin de travailler ensemble sur des solutions possibles pour mettre fin à ce fléau. Leur courrier est resté sans réponse de celui-ci et des autres destinataires qui ont reçu une copie. En voici le contenu  :

"Une catastrophe" : une décharge sauvage pollue la plaine de Chanteloup dans les Yvelines - France 3 Paris Ile-de-France

"Une catastrophe" : une décharge sauvage pollue la plaine de Chanteloup dans les Yvelines - France 3 Paris Ile-de-France

Gravats, parpaings, bonbonnes de gaz... C'est un océan de déchets qui gagne du terrain à Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines. Malgré les appels lancés par le maire de la commune, la déch...

http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/yvelin

 

V200817

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