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Nomades de la Plaine

Incendie dans la plaine

Par : 
Mac Guffin

Triste épilogue pour le campement Roms de la Plaine par un bel après-midi de printemps. Le réseau d'aide Romyvelines demande des clarifications sur la suite de ce dossier épineux.

Un incendie gigantesque s’est déclaré dans le campement principal des Roms. Environ soixante dix pour cent des caravanes ont été affectées. Plusieurs casernes ont été mobilisées dont celles de Poissy, Chanteloup-les Vignes, Maisons-Laffitte et le poste principal de Saint-Germain-en-Laye. Selon les premières indications, l’origine est criminelle : un différend entre membres du campement de Roms qui a conduit à un de ses membres à mettre le feu à une caravane. D'ailleurs, ce pyromane avait avoué aux enquêteurs de la police.

L’incendie s’est propagé rapidement en raison de la haute chaleur de la journée ; en outre des bonbonnes de gaz ont explosé. Tous les Roms ont été évacués et mis à l’abri. Il s’agit de deux cent personnes. Il faut reloger environ cent vingt personnes ce soir. Le maire de Triel, présent sur les lieux, a proposé d’accueillir soixante personnes au COSEC Maurice-Solleret de Triel. Plus tard, le maire de Carrières-sous-Poissy a proposé de reloger le reste des personnes dans le COSEC Bretagn de Carrières-sous-Poissy. Toutes les activités de ces lieux sont donc interrompues jusqu'à nouvel ordre.

La Ligue des droits de l’Homme et le Secours catholique sont sur le pont pour porter assistance aux Roms. En conséquence, cet incendie va entraîner la fermeture pure et simple du campement qui existe depuis maintenant dix ans !  

 

 

 

 

Incendie sur le bidonville de Triel, 2 mois avant son démantèlement annoncé, le collectif Romyvelines demande un relogement complet des membres de ce campement.

 
Les préfectures de la région Ile de France et des Yvelines ont annoncé depuis plusieurs mois que le bidonville de Triel sur Seine serait démantelé cet été, mais qu'une solution de logement ou d'hébergement serait proposée à chaque famille. 
 
Malgré la mobilisation des familles et des travailleurs sociaux qui les accompagnent, le rythme avec lequel les familles accède au logement reste très limité, notamment du fait  de la situation, connue de tous, de pénurie de logements sociaux en Ile de France.
 
Mardi 16 mai, un incendie a ravagé une partie du bidonville, ne faisant heureusement ni mort ni blessé, mais laissant 20 familles (70 personnes) sans abri. Après que les sinistrés aient été accueillis une soirée dans un gymnase, les solidarités familiales et amicales ont permis de les mettre tous à l'abri, dans des conditions de sur-occupation des logements, caravanes ou baraquements ne pouvant se prolonger au delà de quelques jours. 
 
Une famille a été relogée par son employeur. Certaines familles se ré-installent sur le bidonville. 
 
Le Sous Préfet de Saint Germain a proposé aux familles sans solution d'être hébergées par l'intermédiaire du service départemental de l'hébergement d'urgence (115). Une trentaine de sinistrés ont demandé à en bénéficier. Il s'avère que les propositions d'hébergement faites sont bien inférieures en nombre aux besoins, et, de plus, situées dans des communes éloignées des lieux de travail ou de scolarisation des personnes sinistrées, et difficilement accessibles par les transports en commun. A ce jour, une seule famille a pu accéder à un hébergement d'urgence. Nous constatons que cette famille a pu accepter cet hébergement parce qu'elle dispose d'une voiture qui permet à ses membres actuellement en formation professionnelle de continuer à y aller, et qu'elle n'a pas d'enfant. 
 
Nous demandons aux pouvoirs publics de proposer dès que possible des solutions d'hébergement stable aux familles qui en ont fait la demande, soit en mobilisant plus de places d'hébergement, soit en permettant qu'un terrain soit aménagé pour pouvoir recevoir des caravanes ou mobil'home ou autres habitations légères où pourront vivre les sinistrés jusqu'à leur accession au logement. Nous demandons que la continuité de la scolarisation des enfants soit assurée, avec appui aux démarches de changement d'établissement scolaire si besoin.
 
Nous nous interrogeons avec inquiétude: comment le service d'hébergement d'urgence qui n'a pas la capacité d'accueillir les 30 sinistrés qui en ont fait la demande pourra accueillir un nombre beaucoup plus important de personnes lors du démantèlement prévu en juillet? 
 
Nous exhortons les pouvoirs publics à repousser l'échéance du démantèlement, ou a prévoir un lieu d'hébergement qui pourra accueillir toutes les familles concernées qui le souhaiteront depuis le démantèlement jusqu'à leur relogement. 
 
Dans l'immédiat, nous invitons chacun à apporter son soutien aux familles qui ont tout perdu dans l'incendie du 16 5 2017, notamment en participant à la collecte organisée par notre collectif: https://www.leetchi.com/c/solidarite-suite-incendie-triel
 
 
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