Vous êtes ici

Immobilier

Prix de l’immobilier record à Paris : les taux de crédit compensent la hausse !

Par : 
Rodrigo Acosta et correspondants

Alors que les notaires prévoient des prix record à Paris en juin à 8700/m2, l’impact de cette hausse des prix reste compensé par le niveau des taux avec un pouvoir d’achat quasi-stable par rapport à 2010 au moment où les prix à Paris étaient aux environs de 7000 €/m2. En outre, les premiers barèmes reçus font état d’une stabilité en mai, voire d’une baisse pour certaines banques, qui devrait continuer à alimenter la demande, très dynamique depuis le début de l’année, malgré l’élection.

Une hausse des taux modérée depuis janvier 2017 et même quelques baisses en mai

Alors que les taux de crédit ont légèrement remonté (+ 0,30 % depuis le point le plus bas de novembre 2016) à 1,70 % en moyenne sur 20 ans, on note une accalmie en mai. Ainsi, la plupart des banques ont laissé leurs taux stables et quelques-unes ont même procédé à des baisses de 0,10 % (à ce jour, 2 banques nationales et 3 banques régionales). « Nous ne nous attendions pas à de nouvelles baisses de taux, d’autant que les banques consentent en plus des réductions de taux pour les meilleurs dossiers. Ces baisses sont liées au recul des taux d’emprunt d’Etat notamment, repassés sous la barre de 1 % depuis mi-avril, à 0,85 % début mai. Ainsi la hausse des taux demeure très faible ce qui continue à alimenter la demande de crédit, même en cette période électorale, et donc les prix de l’immobilier dans les zones tendues », déclare Sandrine Allonier, directrice des relations banques de Vousfinancer.

Actuellement on peut emprunter en moyenne à 1,50 % sur 15 ans, 1,70 % sur 20 ans et 1,90 % sur 25 ans, mais au mieux Vousfinancer a réussi à négocier pour certains dossiers 0,95 % sur 15 ans, 1,25 % sur 20 ans et 1,40 % sur 25 ans.

Une hausse des prix compensée à Paris par des taux qui restent attractifs

D’après les notaires, le prix des appartements anciens à Paris s’établit à 8430 €/m2 en février 2017, en hausse de 5,2 % et pourrait atteindre 8700 € en juin 2017, soit un nouveau record, par rapport au prix de 8460 € atteint en août 2012, alors que les taux de crédit étaient supérieurs de plus de 2 % à leur niveau actuel. Au plus bas, les prix de l’immobilier à Paris étaient descendus à 6020 €/m2 en 2009, mais avec des taux de crédit à plus de 4 % sur 20 ans. « En termes de pouvoir d’achat immobilier, la hausse des prix à Paris est compensée par le niveau actuel des taux. Ainsi à 8700 € le m2 on peut acheter en moyenne 23,5 m2 contre 24 m2 en 2010, au moment où les prix étaient pourtant proches de 7000 € le m2, avec des taux à 3,75 % sur 20 ans. Ainsi, tant que les taux resteront attractifs, le marché immobilier continuera à être dynamique, en dépit du niveau record des prix, qui reste pénalisant pour les primo-accédants notamment, qui n’ont pas forcément la possibilité d’acheter la surface dont ils auraient besoin », conclut Sandrine Allonier.

 

Hausses de prix modérées sur fond d’incertitude pré-électorale

Points clés                     

Les tendances constatées ces derniers mois se poursuivent. Malgré une légère hausse des taux, les ménages solvables continuent de bénéficier d’excellentes conditions d’achat.
Constatant les hausses mais restant prudents en attendant les résultats des élections, les propriétaires conservent majoritairement leurs biens.
L’action conjuguée de l’augmentation de la demande et de la restriction de l’offre crée naturellement une hausse sensible des prix.
Certaines zones comme Bordeaux sont en surchauffe avec des hausses supérieures à +11 % sur 12 mois.    Ailleurs, nous ne constatons à ce jour aucune spéculation sur le marché immobilier.
Le résultat des élections et les orientations qu’imposera le prochain gouvernement pourraient impacter fortement et durablement l’évolution du marché.

 
V040517
Publicité