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Gymnastique

Un stage en Espagne pour les jeunes gymnastes triellois

Par : 
Sonia Qin

Le J2R a rencontré Dominique Semedo, un entraîneur de gymnastique au club triellois L'Avenir de Triel.  Après avoir orgnisé un stage pour des jeunes gymnastes dans son club au Portugal en 2015, M. Semedo va répéter l'expérience, en avril 2017, cette fois-ci à Madrid, en Espagne. 

J2R : Pouvez-vous nous présenter votre association L’Avenir de Triel et votre rôle dans l’organisation ?

D.S. : L’Avenir de Triel est une association loi 1901. C’est un club de gymnastique artistique masculine et féminine. Elle a été créée en 1925. Moi, je suis entraîneur dans le club depuis septembre 2011 et j’entraîne, notamment, les garçons. J’ai reçu une formation professionnelle pour être entraîneur d’Etat de gymnastique et dans le cadre de ma formation, j’ai terminé différents projets pour valider mon année.

J2R : Quelle est la nature de ce club ? Les élèves y sont-ils plutôt pour le plaisir ou pour la compétition ?

D.S. : Cela dépend de l’âge des pratiquants, des tout-petits jusqu’à l’âge adulte. Après, en général, les personnes s’inscrivent pour le plaisir de faire de la gym. Petit à petit, avec le groupe, l’équipe, l’ambiance, voilà très rapidement, on commence à faire des compétitions. L’objectif principal du club c’est de participer aux compétitions.

J2R : Quels sont les  niveaux de compétitions auxquelles participent les jeunes gymnastes ?

D.S. : On évolue sur différents niveaux de compétition. Le plus petit c’est le niveau départemental ; on continue aussi sur le niveau régional, et ça va jusqu’au niveau national avec le Championnat national en fin d’année. Dans ces compétitions, il y a des compétitions par équipe et des compétitions individuelles, aussi bien pour les filles que pour les garçons.

J2R : Comment avez-vous eu l’idée pour ces stages? Comment le premier stage au Portugal, l’année dernière, s’est-il déroulé ?

D.S. : L’idée de ce stage est venue dans le cadre de ma formation professionnelle. Comme je l’ai dit, j’avais des projets à réaliser, notamment un projet d’animation avec un club. Donc j’ai eu l’idée de faire un stage à l’étranger puisque c’était quelque chose d’inédit, d’original, qui sortait un peu du commun. Comme je suis portugais, j’ai réussi à avoir des contacts avec un club de gymnastique au Portugal, qui m’a permis de mener à bien ce projet et ils ont été très sympathiques. Ils nous ont accueillis sans aucun souci.

J2R : Comment résumer en quelques phrases l’expérience portugaise ?

D.S. : Sept garçons du club sont partis une semaine à Porto dans un centre d’entraînement où, notamment, l’équipe nationale portugaise s’entraînait. Cela a été une excellente expérience. Les jeunes ont été vraiment ravis : ils ont appris énormément de choses, ils ont pu échanger avec les gymnastes et avec les entraîneurs ; sur un point de vue culturel, la journée a été très riche, puisqu’on en a passé une partie à réaliser des visites.

J2R : Quel était, alors, l’objectif ?

D.S. : C’était surtout pour leur offrir une nouvelle façon de pratiquer la gymnastique, dans un cadre différent, dans un autre environnement, avec des personnes différentes et inconnues, pour encourager leur progression.

J2R : Maintenant vous avez prévu de faire un stage similaire, mais cette fois-ci en Espagne.

D.S. : Oui, ce stage durera une semaine en avril 2017. L’objectif principal reste le même, c’est-à-dire faire un stage de perfectionnement en gymnastique dans un centre d’entraînement avec, également, la présence de gymnastes internationaux, comme l’équipe nationale espagnole.  Il y aura, notamment, un gymnaste qui a fait les derniers Jeux Olympiques à Rio. Voilà, c’est vraiment l’objectif principal : offrir encore une autre vision de la gymnastique dans un cadre différent. Après, on a d’autres activités qui sont prévues, bien sûr, en dehors des entraînements, à savoir des visites culturelles, des loisirs et d’autres activités sportives qu’on va mettre en place au fur et à mesure dans les prochaines semaines, où l'on organisera vraiment le planning.

J2R : Avez-vous déjà choisi les élèves qui participeront ?

D.S. : Oui, on a déjà les participants. Ils sont huit, cette fois-ci, avec deux entraîneurs qui accompagneront le groupe. J’irai avec eux. L’âge moyen, c’est 13 ou 14 ans. Le plus âgé, il a 16 ans. Pour le moment c’est un stage uniquement pour les garçons. On aurait aimé que ce soit un stage mixte mais on est conscient que, plus on amène de monde, plus il faut de ressources humaines et plus il faut anticiper l’organisation du stage. Actuellement, on n’est pas en mesure de proposer aux filles de participer au stage et d'assurer un encadrement correct pour plus de monde. C’est quelque chose qu’on aimerait vraiment faire par la suite.

J2R : Avez-vous proposé le stage à tous les garçons au club ou avez-vous fait une sélection ?

D.S. : Au vue de l’encadrement disponible, on ne le propose qu’à une seule partie des garçons. Le choix est fait sur le niveau, dans un premier temps. Je pense que, pour partir dans une grosse structure à l’étranger avec des moyens assez importants, il faut aussi que le niveau de ces jeunes le permette.

J2R : Quels avantages ces stages ont-ils pour les jeunes gymnastes ?

D.S. Moi, je pense que des stages de cette nature permettent vraiment d’innover et de redonner parfois envie à ces jeunes de continuer la gymnastique. Ce sont des adolescents ; de plus, ce sont des garçons, qui seront donc très vite attirés par d’autres disciplines, comme le foot, le judo et le tennis. Dans une période de leur vie où ils sont toujours incertains de ce qu’ils vont faire par la suite, je pense que c’est important de les motiver et de les « garder ». En venant à la gym, presque tous les jours, au même endroit, cela crée une routine et parfois on peut se lasser d’avoir toujours la même chose, toujours le même lieu. Un stage, comme celui-ci, permet vraiment de diversifier tout ce qu’on peut faire en gymnastique. ; il va leur donner envie, sûrement, de continuer et bien sûr, leur permettre aussi d’avoir des résultats plus importants. C’est ce qui s’est passé dernièrement.

J2R : Pensez-vous que vos objectifs ont été atteints après le stage au Portugal?

D.S. : Tous les objectifs ont été atteints. Depuis le stage au Portugal, l’équipe a fait de réels progrès. Dernièrement, l’équipe s'est classée vice-championne nationale en 2015 au Championnat national de gymnastique, et on est arrivé champions nationaux en 2016.

J2R : Quelles difficultés y avait-il pour l’organisation de ce stage ?

D.S. : Le premier point qui nous vient en tête c’est bien sûr la question financière. Cela représente un coût pour les parents qui acceptent que leurs enfants partent, puisqu’il y a déjà le transport, les billets d’avion, l’hébergement pour toute une semaine, tous les repas ; ce sont les dépenses principales. Nous, notre objectif, pendant la préparation du voyage, c’est de récolter des fonds pour réduire le coût du séjour pour les parents, dans un premier temps. Dans un second temps, on veut permettre aux jeunes sur place d’avoir d’autres activités en plus, si les ressources financières le leur permettent. Par exemple, il y a des sites culturels qui pourraient être payants ou une sortie dans un parc national. Pour l’instant, on a lancé ce projet de collecte de fonds il y a une semaine.

J2R : Quels types de changements ou d'améliorations aimeriez-vous faire pour le prochain projet de stage ?

D.S. : Pour la prochaine fois, on aimerait faire un stage mixte, donc on pourra le proposer aussi aux filles. Comme ça, on peut aussi augmenter le nombre de personnes.

J2R : Quels autres pays considérez-vous pour les années à venir ?

D.S. : Pour l’instant, comme c’est seulement la deuxième édition, je me concentre uniquement sur l’Europe, tout simplement pour une question de coût, par rapport au transport et aux billets d’avion. J’avais démarché plusieurs pays : le Portugal, l’Espagne, l’Angleterre, la Suisse et la Belgique. Dans un premier temps, on reste un peu sur l’Europe, même si l’idéal ce serait d’aller encore plus loin. Peut-être, plus tard.

J2R : Pour terminer, avez-vous des commentaires que vous voulez ajouter ?

D.S. : Moi, ayant discuté avec plusieurs personnes de ce projet, le retour que j’ai, c’est que c’est un excellent projet qui est vraiment très intéressant. C’est une opportunité incroyable pour les jeunes puisque peu de personnes ont la chance de vivre une telle expérience. C’est une vraie occasion pour ces enfants.

Si des membres de la communauté souhaitent en savoir un peu plus sur ce sujet ou rencontrer M. Semedo, il est tout à fait disponible pour discuter avec eux. Il peut être contacté par courriel à l'adresse suivante : contact.atgym@yahoo.fr

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